Grâce au renseignement, aux ressources humaines et à la technologie, Israël et l’Amérique ont réussi à siphonner la puissance de l’Iran et à diriger les événements au Moyen-Orient de manière inédite.
Ma’ariv – Ben Caspit
La « main chaude » de l’alliance
S’il s’agissait d’une partie de poker multijoueurs plutôt que d’une guerre multi-fronts, on dirait que deux joueurs (qui n’en font en réalité qu’un) ont la « main chaude ». Israël et les États-Unis vident la cave de l’Iran et de ses proxys à une vitesse fulgurante.
Au poker, vous dépendez de variables : la qualité des cartes et votre capacité à bluffer. En guerre, les cartes ne sont pas une question de chance. Nous les avons gagnées honnêtement. La supériorité d’Israël sur son environnement n’a jamais été aussi éclatante. Elle repose sur :
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L’excellence du renseignement et des armements.
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Le génie humain : la créativité, la pensée « hors cadre » et la puissance technologique, fruits d’une démocratie dynamique.
L’erreur fatale de Téhéran
L’autre élément crucial est l’art de la tromperie. Non seulement nous avons réussi, avec les Américains, une opération de déception sophistiquée, mais l’ennemi a commis des erreurs grossières. L’Iran a tenté de bluffer avec des cartes qu’il n’avait pas, misant tout sur un tapis qu’il a fini par perdre.
Khamenei a commis la même erreur que Nasrallah, suivi par Naïm Qassem : ils n’ont pas compris que le monde ancien, celui où Israël restait prostré dans son coin, dissuadé et tremblant, n’existe plus. Ce monde s’est éteint dans le sang et les flammes du 7 octobre.
Une Amérique transfigurée
L’Amérique a elle aussi changé. Fini les administrations prudentes et pragmatiques agissant selon des systèmes de freins et contrepoids. L’actuel président des États-Unis (Donald Trump) n’a de comptes à rendre à personne. Parfois, c’est un défaut ; dans notre cas précis, c’est un avantage majeur.
Le bilan sur le terrain : chaos à Téhéran
Après deux jours consacrés à l’élimination des hauts responsables (« 40 commandants en 40 secondes », selon le chef du renseignement militaire Shlomi Binder) et à la sécurisation d’un couloir aérien vers Téhéran, l’effort se concentre désormais sur la destruction des piliers du régime :
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Pertes humaines : On estime qu’entre 1 000 et 3 000 membres du Basij et des Gardiens de la Révolution ont déjà été éliminés.
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Infrastructures : Les systèmes de commandement et de contrôle sont dévastés.
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Chaos : La panique règne à Téhéran. « Et nous ne faisons que commencer », affirme un haut responsable israélien, « ils n’ont encore rien vu ».
Le moment de vérité (conclusion)
Pour l’instant, la situation semble presque « trop belle pour être vraie ». Sans l’attaque barbare de Sinwar et Deif le 7 octobre, nous vivריון encore sous la paralysie de la menace iranienne.
Cependant, il ne faut pas oublier : ce n’est que le début. L’euphorie règne à Washington et Jérusalem, mais les pays du Golfe, eux, réalisent enfin l’ampleur de la menace sous laquelle ils vivaient. Il faut maintenant poursuivre avec une force maximale, profiter de ce momentum et de ces cartes favorables pour atteindre l’objectif ultime : la chute du régime de tyrannie iranien. Oui, précisément pour Pourim.
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