Des unités militaires iraniennes coupées du régime
Des sources diplomatiques dans le Golfe font état des premiers signes d’effondrement du régime iranien, les unités de première ligne étant coupées de leur commandement et agissant de manière indépendante, notamment en menant des attaques contre des installations pétrolières du Golfe.
par Danny Zaken
De plus en plus de signes indiquent que le régime iranien au pouvoir perd le contrôle de certaines parties de son appareil militaire, certaines unités de l’armée et du corps des gardiens de la révolution islamique étant de fait coupées du haut commandement et agissant de manière indépendante, selon trois sources diplomatiques dans la région du Golfe.
Des sources bien informées de la situation à Téhéran ont indiqué à Israel Hayom qu’un nombre important d’unités ont perdu le contact avec la haute direction et que certaines ont même cessé leurs activités. Elles ont averti que la situation est particulièrement dangereuse car certains éléments du régime semblent adopter une stratégie de la terre brûlée, ciblant les infrastructures pétrolières et gazières. Selon elles, cela pourrait expliquer le nombre limité d’attaques menées jusqu’à présent contre les installations énergétiques des pays du Golfe.
Selon des sources diplomatiques, de profonds désaccords ont éclaté au sein du pouvoir quant à la gestion de la guerre. À titre d’exemple, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le président Massoud Pezeshkian auraient sollicité l’aide de médiateurs omanais pour faciliter des pourparlers avec les États-Unis.
Comme l’avait précédemment rapporté Israel Hayom, la réponse américaine a été que Washington ne serait disposé à entamer des discussions que si Téhéran acceptait d’abord des conditions qui, du point de vue iranien, équivaudraient à une capitulation.
La tentative d’engager des négociations s’est heurtée à une opposition interne. La manifestation la plus tangible de cette résistance, selon les sources, a été le bombardement ultérieur d’installations pétrolières et gazières dans les pays du Golfe.
Lors de conversations à huis clos avec ses homologues du Golfe, Araghchi aurait reconnu que le gouvernement ne maîtrisait plus pleinement la conduite de la guerre. Il aurait déclaré que les attaques contre le Qatar, Bahreïn et l’Arabie saoudite étaient menées contre sa position et celle du président Pezeshkian.
Au moins une importante installation pétrolière a été touchée jusqu’à présent : celle de Saudi Aramco à Ras Tanura, exploitée par la plus grande compagnie pétrolière mondiale. Par ailleurs, l’immense installation gazière qatarie de Ras Laffan a également été visée. Les opérations sur les sites ont été immédiatement interrompues afin de prévenir tout dommage et incendie.
En réponse, les États du Golfe, dont Oman, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar et le Koweït, ont décidé de réduire considérablement leurs activités dans toutes leurs installations pétrolières et gazières, notamment le pompage, le transport, le raffinage et la liquéfaction.
Les forces armées de la région ont réorienté l’essentiel de leurs capacités de défense vers la protection des infrastructures énergétiques. Depuis la nuit dernière, les avions britanniques et français stationnés dans la région ont également rejoint cet effort de défense, suite à une décision prise en Europe la veille.
JForum.fr avec ILH
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