Les B-2 ont frappé en profondeur
Des B-2 américains frappent les dépôts de missiles iraniens
Les États-Unis ont mobilisé l’un de leurs atouts militaires les plus rares et les plus coûteux pour frapper en profondeur le territoire iranien. Dans le cadre de l’opération baptisée « Epic Fury », des bombardiers furtifs stratégiques B-2 Spirit ont été engagés pour détruire des dépôts souterrains de missiles balistiques, selon la confirmation d’un haut responsable américain citée par la presse internationale.
Les appareils ont décollé de la base aérienne de Whiteman, dans le Missouri, pour une mission longue distance nécessitant plusieurs ravitaillements en vol. Conçus pour pénétrer les espaces aériens les plus défendus grâce à leur signature radar extrêmement réduite, les B-2 constituent la pièce maîtresse des capacités de frappe stratégique de l’US Air Force. Leur déploiement dans cette opération marque la deuxième utilisation de ces bombardiers contre des cibles iraniennes en moins d’un an. En juin dernier déjà, ils avaient été engagés lors d’une autre opération américaine visant des installations liées au programme nucléaire iranien.
Le B-2 est notamment capable d’emporter la puissante bombe GBU-57, connue sous le surnom de « bunker buster », pesant environ 13,5 tonnes et spécialement conçue pour détruire des infrastructures profondément enfouies. Toutefois, selon la source américaine, cette munition n’a pas été utilisée lors des frappes récentes. Les bombardiers auraient été équipés d’armes de pénétration alternatives, adaptées spécifiquement aux infrastructures de missiles balistiques ciblées.
Des analystes spécialisés dans l’aviation militaire, s’appuyant sur des données radar publiques, ont évoqué la participation d’une escadrille de quatre B-2, accompagnée d’avions ravitailleurs KC-46. Cette coordination complexe suggère une opération planifiée sur la durée, impliquant une synchronisation étroite entre les moyens américains et une activité aérienne israélienne parallèle. Les deux campagnes auraient visé à réduire significativement les capacités offensives iraniennes, en particulier celles attribuées aux Gardiens de la Révolution.
L’engagement du B-2 dans ce théâtre d’opérations n’est pas anodin. Cet appareil, parmi les plus chers jamais produits, est généralement réservé à des missions jugées critiques. Son déploiement envoie un signal stratégique clair : les États-Unis conservent la capacité de frapper des installations souterraines hautement protégées, même au cœur d’un territoire doté de systèmes de défense avancés.
Des experts militaires ont également souligné la polyvalence de la plateforme. Chaque B-2 peut emporter jusqu’à 80 bombes guidées JDAM de 500 livres, permettant de neutraliser simultanément plusieurs cibles. Cette capacité de frappe massive et précise rend possible la destruction d’infrastructures clés en une seule vague d’attaque.
Selon plusieurs observateurs, l’efficacité de cette mission aurait été facilitée par les dommages déjà infligés aux systèmes de défense aérienne iraniens et par la perturbation de leur chaîne de commandement. Cela aurait réduit le risque pour les appareils engagés et accru la probabilité d’atteindre des cibles profondément enterrées.
Si les autorités américaines n’ont pas communiqué de bilan détaillé des destructions, l’opération Epic Fury s’inscrit dans une stratégie visant à contenir et affaiblir les capacités balistiques iraniennes. Elle illustre également la montée en intensité d’une confrontation où la technologie de pointe joue un rôle central.
Jérémie de Jforum.fr
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