Frappes en Iran : Qui assure la transition après la mort de Khamenei ?

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«Avec la disparition de Khamenei, la tête du serpent est morte », annonce à 20 Minutes, Afchine Alavi, membre du Conseil national de la résistance iranienne qui se présente comme un « parlement en exil » et une alternative politique de transition. Avant cette transition espérée par de nombreux Iraniens et Iraniennes, le régime vient de former un Conseil de direction provisoire réunissant le président iranien, Massoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, et un dignitaire religieux membre de l’Assemblée des Experts et du Conseil des Gardiens de la Révolution, Alireza Arafi.

Ce triumvirat est chargé d’assurer l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau guide suprême. Un autre dirigeant est appelé à jouer un rôle majeur dans ce processus, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani. Voici les rôles de chacun à l’heure actuelle.

Le président

Massoud Pezeshkian, âgé de 71 ans, a été élu président en juillet 2024 après la mort de son prédécesseur dans un accident d’hélicoptère. Ce chirurgien cardiaque devenu homme politique est considéré comme un réformateur. Né en 1954 à Mahabad, dans la province d’Azerbaïdjan occidental (nord-ouest de l’Iran), Massoud Pezeshkian est le fils d’un père iranien d’origine turque et d’une mère kurde.

Ce technocrate réputé pour son calme a dirigé le gouvernement durant deux des périodes les plus troublées de l’histoire de la République islamique, notamment la guerre de douze jours en 2025 déclenchée par une attaque israélienne, à laquelle s’était joints les Etats-Unis, et les manifestations massives de début janvier.

Dimanche, il a estimé que l’assassinat d’Ali Khamenei constituait une « déclaration de guerre contre les musulmans partout dans le monde », estimant que venger sa mort constituait un « droit et un devoir légitime » pour l’Iran.

Le chef du pouvoir judiciaire

Religieux chiite âgé de 69 ans, Gholamhossein Mohseni Ejei est né dans le village d’Ejeh, dans la province d’Ispahan, au centre de l’Iran. Figure emblématique de l’appareil judiciaire et sécuritaire de la République islamique, il a été nommé chef du pouvoir judiciaire en 2021 par Ali Khamenei.

Selon le média en ligne du pouvoir judiciaire, Mizan Online, il a effectué ses études islamiques dans la ville sainte chiite de Qom et est titulaire d’une maîtrise en droit international. Il porte le titre religieux d’hodjatoleslam, un rang intermédiaire dans le clergé chiite, inférieur à celui d’ayatollah.

En 2010, alors ministre du Renseignement, il a été placé sous sanctions américaines pour de « graves violations des droits de l’homme », liées à la répression des manifestations qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

« Le régime maléfique des États-Unis et Sion [Israël] humilié et calomnié doivent savoir que la grande nation iranienne ne pardonnera jamais le sang versé de son guide héroïque. »

Le juriste

Alireza Arafi, âgé de 65 ans, est deuxième vice-président de l’Assemblée des Experts, l’organe chargé de nommer et de superviser le guide suprême, et membre du Conseil des Gardiens de la Révolution. Il dirige également le centre de gestion des séminaires chiites du pays.

Après avoir étudié les sciences islamiques à Qom, il a, selon son site Internet officiel, été emprisonné à l’âge de 16 ans pour son opposition à Mohammad Reza Pahlavi, le chah renversé par la Révolution islamique. Il est le plus jeune et le moins connu des trois membres du Conseil de direction provisoire.

« La nation poursuivra le chemin de la révolution et vengera le sang du peuple, de la jeunesse et des étudiants. »

Le chef de la sécurité

A 68 ans, Ali Larijani est actuellement à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, le plus haut organe de sécurité en Iran. Il est crédité d’avoir bénéficié de la confiance du guide suprême après sa longue carrière au sein des forces armées, des médias et du Parlement.

Né à Najaf, en Irak, en 1957, il est le fils d’un éminent dignitaire chiite proche de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique. Ancien combattant des Gardiens de la Révolution – armée idéologique de la République islamique – durant la guerre avec l’Irak (1980-1988), il avait été le principal négociateur sur le nucléaire face à Londres, Paris, Berlin et Moscou entre 2005 et 2007.

Dimanche, c’est lui qui a présenté les plans de transition post-Khamenei. Il a juré sur X de frapper Israël et les États-Unis « avec une force qu’ils n’ont jamais connue ».

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