Khamenei: les moments clés du règne de l’oppresseur

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Éliminé des décombres:  Ali Khamenei, la vie de l’oppresseur

Aviram Balaish, vice-président du Centre de Jérusalem pour les affaires étrangères et de sécurité, présente l’image du guide suprême iranien, Ali Khamenei, à travers les moments clés qui ont façonné son règne et sa vision du monde.

Aviram Balaish

Ali Khamenei, le Guide suprême de l’Iran, a été éliminé samedi matin lors d’une attaque surprise menée conjointement par Israël et les États-Unis.
Le 27 juin 1981, alors qu’il prononçait un discours à la mosquée Abouzar de Téhéran, un enregistreur piégé fut placé à proximité. L’engin explosa et le blessa grièvement. Son bras droit resta paralysé, et il fut également atteint aux cordes vocales et aux poumons.

À l’époque, Khamenei était candidat à la présidence et représentant de Khomeiny au Conseil suprême de sécurité. Khomeiny lui adressa une lettre dans laquelle il affirmait que des ennemis de la révolution avaient tenté de l’assassiner et qu’il avait agi uniquement pour le bien de l’islam et de l’État. Quelques mois plus tard, après le renversement d’un président et l’assassinat de son successeur, Khamenei fut élu président en septembre 1981.

חומייני לאחר המהפכה ב־79' Khomeiny après la révolution de 1979 | Photo : Reuters

Avec la mort de Khomeiny en 1989, le régime se trouva confronté à un problème juridique et politique. Khamenei ne possédait pas le rang de marja’i requis pour le Guide suprême.
La Constitution fut amendée afin de permettre sa nomination, une initiative menée par Akbar Hashemi Rafsanjani, qui ouvrit la voie à cette nomination. Karim Sajjadpour, de la Fondation Carnegie, a par la suite décrit comment certains de ceux qui avaient contribué à l’accession au pouvoir de Khamenei exprimèrent des regrets à ce sujet.

Selon Balaish, Khamenei a établi son pouvoir régional non pas par l’armée régulière iranienne, mais par la Force Qods des Gardiens de la révolution, un organe qui lui était directement subordonné et qui court-circuitait le président.
Sa position sur ce qu’il appelait l’axe de la résistance était clairement énoncée : si l’Iran cessait son soutien aux peuples libanais et palestinien, affirmait-il, les États-Unis modifieraient leur politique hostile envers la République islamique.

Il définissait le soutien aux Palestiniens et aux Libanais comme un devoir islamique fondamental. Dans son étude *Lire Khamenei*, Sajjadpour a démontré que, malgré l’alternance de présidents, des réformistes aux conservateurs les plus radicaux, c’est la vision du monde de Khamenei qui a prévalu sur toutes les questions relatives à la confrontation avec les États-Unis, au rejet de l’existence d’Israël et au soutien apporté aux alliés du régime, du Liban au Yémen.

Hassan RouhaniHassan Rouhani | Photo : Reuters

Concernant la question nucléaire, Balaish cite un document de travail interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) datant de 2009 et publié par l’Institut pour la science et la sécurité internationale. Ce document décrit une réunion d’avril 1984 au cours de laquelle Khamenei, alors président, annonça la décision de Khomeiny de relancer le programme nucléaire et qualifia même les armes nucléaires de moyen de dissuasion entre les mains des soldats de Dieu. Trente et un ans plus tard, ce document permit au président Hassan Rouhani de signer l’accord nucléaire de 2015, qui gelait le programme en échange d’un allègement des sanctions.

En juin 2025, le conflit s’est intensifié. Le 13 juin, Israël a attaqué des installations militaires et nucléaires iraniennes dans le cadre de l’opération « Am Kalavi », et le 22 juin, les États-Unis ont bombardé trois sites nucléaires à Fordo, Natanz et Ispahan dans le cadre de l’opération « Midnight Hammer ».
Quelques jours après le début des attaques, Ray Takei , chercheur principal au Council on Foreign Relations, a estimé que le régime sortant de la crise pourrait accélérer un programme clandestin de développement d’armes nucléaires et que Khamenei serait confronté à une pression croissante de la part des faucons qui considèrent l’arme nucléaire comme une dissuasion nécessaire.

Selon Balaish, l’ensemble de ces événements révèle un schéma cohérent : Khamenei considère la survie du régime comme un objectif suprême et combine l’idéologie religieuse, le fonctionnement des branches régionales et la gestion des risques nucléaires dans le cadre d’une stratégie à long terme de confrontation permanente avec l’Occident.

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