Après le point Goldwin, le point atomique. Loin d’apaiser les conflits qui secouent les relations internationales, l’intelligence artificielle propose rapidement de passer au niveau nucléaire, met en évidence une étude préliminaire dirigée par Kenneth Payne, spécialiste des questions de sécurité au King’s College de Londres.
Peu importe l’outil choisi, entre ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic et Gemini Flash de Google, tous dévient rapidement vers la solution ultime dans les scénarios de guerre qui leur sont proposés. Dans chaque modèle, les différents outils d’IA endossent le rôle d’un chef d’Etat à la tête d’une puissance dotée de l’arme nucléaire dans un contexte de type guerre froide.
Quelques nuances entre les trois modèles
« Les trois modèles ont traité les armes nucléaires sur le champ de bataille comme un simple échelon supplémentaire dans l’escalade », rapporte Kenneth Payne. Au moins une arme nucléaire tactique a été employée dans 95 % des simulations. Avec une légère nuance : Les IA « ont toutefois constaté une distinction claire entre l’utilisation tactique et stratégique des armes nucléaires », précise le chercheur.
Dans 64 % des cas, l’IA d’Anthropic a proposé des frappes nucléaires, ce qui en fait le plus friand de cette solution ultime. Mais Claude n’a en revanche pas préconisé un échange nucléaire stratégique complet ni une guerre nucléaire. ChatGPT de son côté tente le plus souvent d’éviter l’escalade nucléaire, sauf quand il est sous la pression d’une échéance de temps. Alors, l’IA d’OpenAI, sans demi-mesure, propose une guerre nucléaire totale. Gemini reste le plus imprévisible, arbitrant aléatoirement entre guerre conventionnelle et arme nucléaire.
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