L’attaque menée vendredi soir à l’aide d’un navire de guerre visait à signaler à tous les « proxys » que Tsahal peut frapper des cibles terroristes partout au Moyen-Orient, et pas seulement via son bras stratégique aérien.
Ma’ariv – Avi Ashkenazi
Une opération combinée : mer et air
La marine et l’armée de l’air israéliennes ont opéré vendredi soir au Liban, éliminant au moins 12 terroristes du Hezbollah et du Hamas. Les cibles étaient des quartiers généraux et des systèmes de missiles à longue portée.
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L’attaque navale : Un navire lance-missiles (Sa’ar) positionné au large des côtes libanaises a lancé plusieurs missiles mer-sol contre le quartier général du Hamas à Ein el-Hilweh. Selon Tsahal, ce site servait de base de préparation pour des actions terroristes contre les forces israéliennes.
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L’attaque aérienne : Vers 20h00, des avions de chasse ont pénétré secrètement dans la région de Baalbek (plaine de la Bekaa). Ils ont tiré six missiles de précision, détruisant des complexes du Hezbollah, y compris des lanceurs de missiles à longue portée.
Un message stratégique aux alliés de l’Iran
L’utilisation de la Marine pour frapper en profondeur le territoire libanais n’est pas anodine. Elle vise deux objectifs :
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Démontrer la polyvalence : Montrer que Tsahal dispose de plusieurs options de frappe, même si l’armée de l’air est mobilisée ailleurs (comme sur le front iranien ou la défense du ciel national).
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Dissuasion locale : Signaler aux organisations palestiniennes et au Hezbollah qu’Israël ne tolérera aucune tentative d’exploitation de la crise avec l’Iran pour attaquer le territoire israélien.
« Il s’agit d’une opération de ‘tonte de gazon’, mais le timing et la méthode ne peuvent être ignorés. Le message est clair : Israël déploiera une puissance colossale si quiconque au Liban tente de défier Tsahal pendant cette période de tension avec l’Iran. »
L’état d’alerte maximale
Quelques heures avant les frappes, le porte-parole de Tsahal, le Général de brigade Effie Defrin, a adressé un message ferme : « Nous suivons de près les développements régionaux et sommes attentifs au discours public concernant l’Iran. Tsahal est en état d’alerte défensive, nos yeux sont tournés vers tous les horizons, et le doigt sur la gâchette est plus prêt que jamais face à tout changement de la réalité opérationnelle. »
L’article souligne que cette vigilance n’est pas seulement défensive, mais aussi offensive, comme le prouvent les frappes ciblées menées contre des cadres du Jihad Islamique à la frontière libano-syrienne en début de semaine.
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