Drame à Téhéran : le président évincé de facto, voici l’homme fort de l’Iran actuel

Vues:

Date:

Pendant les violentes manifestations de janvier, le Guide suprême Ali Khamenei s’est tourné vers son conseiller principal Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, pour lui confier la gestion effective du pays. Depuis, ce dernier opère dans l’ombre, sapant l’autorité et les prérogatives du président Massoud Pezechkian.

Kol réga’ – Yanki Farber 

L’ascension d’Ali Larijani

Selon les informations du New York Times, l’ayatollah Ali Khamenei a chargé son conseiller Ali Larijani d’une mission cruciale : garantir la survie de la République islamique face à une attaque imminente des États-Unis et d’Israël, et assurer la continuité du régime même en cas d’élimination de Khamenei lui-même.

Depuis début janvier, alors que l’Iran faisait face à des vagues de contestation nationale et à des menaces militaires extérieures, Larijani, 67 ans — ancien commandant des Gardiens de la révolution et politicien chevronné — est devenu le dirigeant de facto. Son ascension éclipse totalement le président Massoud Pezechkian. Ce dernier, chirurgien cardiaque de formation, traverse une année noire et multiplie les déclarations publiques rappelant qu’il est « un médecin, pas un politicien », affirmant que personne ne doit attendre de lui qu’il résolve la multitude de problèmes du pays.

Une concentration de pouvoirs sans précédent

Les responsabilités de Larijani n’ont cessé de croître ces derniers mois :

  • Répression interne : Il a supervisé l’usage de la force létale pour mater les récentes manifestations.

  • Diplomatie stratégique : Il gère les relations avec les alliés clés comme la Russie et les médiateurs régionaux tels que le Qatar et l’Oman.

  • Dossier nucléaire : Il supervise les négociations avec Washington.

  • Planification de guerre : Il élabore les plans de gestion de crise en cas de conflit ouvert avec les forces américaines qui se massent dans la région.

Préparer l’après-Khamenei

Khamenei a ordonné à Larijani et à un cercle restreint de responsables militaires de s’assurer que le régime survive non seulement aux bombardements, mais aussi à d’éventuels assassinats ciblés de ses hauts dirigeants.

Nasser Imani, un analyste proche du régime, a confié au New York Times : « Le Guide suprême a une confiance absolue en Larijani… Il estime qu’il est l’homme providentiel pour ce carrefour critique. »

Les mesures d’urgence prises par Khamenei :

  • Succession en cascade : Il a établi quatre niveaux de succession pour chaque poste de commandement militaire et gouvernemental qu’il nomme personnellement.

  • Délégation de pouvoir : Il a autorisé un cercle de confiance à prendre des décisions souveraines au cas où ses communications seraient coupées ou s’il venait à être tué.

  • Dauphins potentiels : Pendant qu’il était caché durant les 12 jours de guerre contre Israël, Khamenei aurait désigné trois candidats à sa succession (non identifiés publiquement). Larijani n’en fait probablement pas partie, n’étant pas un haut dignitaire religieux chiite.

Les leçons de 2025

Cette réorganisation découle des leçons tirées de « l’attaque surprise » d’Israël en juin 2025, qui avait pulvérisé la chaîne de commandement militaire iranienne dans les premières heures du conflit. Après le cessez-le-feu, Khamenei a instauré un nouveau Conseil de défense nationale dirigé par l’amiral Ali Shamkhani, tout en plaçant Larijani à la tête de la Sécurité nationale.

Aujourd’hui, l’Iran opère selon le postulat que des frappes américaines sont inévitables et imminentes. Bien que des canaux diplomatiques restent ouverts pour un accord nucléaire, Téhéran a placé l’intégralité de ses forces armées en état d’alerte maximale.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img