Tout se déroule comme prévu : Netanyahu est sur le point de réaliser un exploit inédit en Israël depuis 1988

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Netanyahu souhaite que les élections législatives se tiennent à la date prévue, fin octobre 2026. En attendant, il s’apprête à faire voter le budget et la loi sur la conscription, tout en prévoyant d’aider son allié de la Maison Blanche pour les élections de mi-mandat. Du côté de l’opposition ? C’est le stress et le chaos total.

Ma’ariv – Mati Tuchfeld 

Le cap sur octobre 2026

Les prochaines élections à la Knesset auront lieu à la date prévue par la loi : le 27 octobre 2026. C’est la décision du Premier ministre, et tout le système est orienté vers cet objectif. Si ce plan réussit, ce sera le premier gouvernement depuis celui de rotation Shamir-Peres (1984-1988) à terminer son mandat légal sans dissolution anticipée. Un exploit quasi incroyable au vu des événements historiques traversés : un procès en cours pour le Premier ministre et le massacre sans précédent du 7 octobre.

Les enjeux législatifs : conscription et budget

Pour atteindre cet objectif, Netanyahu doit franchir deux obstacles majeurs :

  1. La loi sur la conscription (‘hok haguiyous) : Malgré le gel législatif et les exigences du conseil juridique, Netanyahu a assuré aux partisorthodoxes (‘Haredim) que la loi passerait. Pour les partis Degel HaTora et le Shas, l’urgence est de stopper les arrestations d’étudiants de Yechivoth et d’apaiser les tensions internes à leur communauté, quitte à accepter des compromis sur les quotas ou les sanctions.

  2. Le budget de l’État : Un passage obligé pour éviter la chute automatique du gouvernement.

Géopolitique : l’Iran, Gaza et Trump

Netanyahu estime qu’il a besoin de temps. Sa stratégie actuelle est de ne rien laisser en suspens :

  • Contrôle total : De la coordination avec les Américains pour une éventuelle offensive visant à faire tomber le régime à Téhéran, jusqu’à une nouvelle entrée de Tsahal à Gaza pour le démantèlement final du Hamas.

  • L’image du vainqueur : Il compte se présenter devant les électeurs comme celui qui a changé la face du Moyen-Orient, après que les opérations en Iran, à Gaza et au Liban soient devenues des « faits accomplis ».

L’alliance avec Donald Trump

Le calendrier politique israélien s’aligne sur l’américain. Netanyahu prévoit de s’appuyer sur Donald Trump avec plusieurs temps forts :

  • Un discours à l’ONU à New York entre Roch Hachana et Yom Kippour.

  • Une possible visite de Trump en Israël ou une invitation de Netanyahu aux États-Unis juste avant les élections.

  • Soutien mutuel : Netanyahu se prépare à aider Trump pour les élections de mi-mandat aux USA (interviews, podcasts, vidéos), le clivage avec le Parti démocrate de Kamala Harris étant désormais total et assumé.

Le front judiciaire : un levier électoral

Si les enjeux sécuritaires s’apaisent, la réforme judiciaire reviendra au centre du débat. Les sondages montrent que rien ne mobilise plus l’électorat de droite que la lutte contre la Cour suprême.

  • Nouveaux visages : Le ministre Itamar Ben Gvir pousse pour nommer l’avocat David Babli comme conseiller juridique de la police. Qualifié de « génie juridique », Babli est celui qui a rédigé les lois sur l’extension du port d’arme et l’expulsion des familles de terroristes.

  • Cette nomination est un défi direct à la Procureure générale Gali Baharav-Miara, qui souhaitait maintenir une « hégémonie » juridique au sein de la police.

Chaos dans l’opposition

À l’inverse de la coalition soudée derrière Netanyahu, l’opposition est en plein désarroi (« bouka oumevoulka ») :

  • Guerre des chefs : Aucun leader ne fait consensus entre Yaïr Lapid, Naftali Bennett (qui mène dans les sondages), Benny Gantz, Gadi Eizenkot ou Avigdor Liberman.

  • Sondages en baisse : Bien que les médias généralistes prédisent encore une victoire du bloc centre-gauche, les sondages internes montrent que l’écart se réduit de semaine en semaine.

  • Le cri d’alarme de Lapid : Il a averti cette semaine que la victoire du « camp libéral » n’était pas garantie, appelant ses partenaires à cesser les querelles intestines et à s’appuyer sur l’infrastructure militante de son parti, Yech Atid.

Conclusion de l’analyse

Tandis que Netanyahu avance méthodiquement vers la fin de son mandat en 2026, l’opposition semble incapable de s’unir, perdue dans des calculs électoraux personnels. Le Premier ministre, lui, parie sur une victoire totale sur le front sécuritaire et judiciaire pour cimenter son héritage.

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