Iran; Le monde saura dans les dix prochains jours
Trump teste sa stratégie diplomatique face à l’Iran et Gaza
À Washington, le président américain Donald Trump a présidé la première réunion de son nouveau Conseil pour la paix, un organe inédit réunissant des représentants de 47 pays. L’événement intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par les incertitudes sur le programme nucléaire iranien et la consolidation d’un cessez-le-feu fragile à Gaza.
Concernant l’Iran, Donald Trump a indiqué que « le monde saura d’ici une dizaine de jours » si une solution pacifique est envisageable. Il a réaffirmé une ligne constante de la politique américaine : Téhéran ne doit en aucun cas accéder à l’arme nucléaire. Depuis plusieurs mois, les discussions indirectes et les pressions diplomatiques se multiplient, alors que les inspecteurs internationaux continuent d’alerter sur l’enrichissement d’uranium à des niveaux sensibles. La Maison Blanche estime qu’une fenêtre diplomatique demeure ouverte, mais qu’elle pourrait se refermer rapidement.
Sur le dossier de Gaza, le président américain a affiché un optimisme prudent. Selon lui, le Hamas serait en voie de désarmement. Il a affirmé que la guerre était « terminée », tout en reconnaissant la persistance de tensions résiduelles. Le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre, après deux années d’affrontements entre Israël et le Hamas, reste fragile et conditionné à plusieurs engagements, notamment la démilitarisation progressive de l’enclave.
Le Conseil de la paix s’est penché sur plusieurs priorités : le désarmement du Hamas, la mise en place d’un fonds international de reconstruction et l’amélioration de l’acheminement de l’aide humanitaire. Donald Trump a annoncé qu’environ 5 milliards de dollars avaient déjà été mobilisés pour amorcer la reconstruction, avec des contributions notables des Émirats arabes unis et du Koweït. Selon l’administration américaine, l’effort global pourrait dépasser 17 milliards de dollars si l’on inclut l’engagement américain et d’autres partenaires.
Autre volet stratégique : la création d’une Force internationale de stabilisation chargée de maintenir la sécurité à Gaza. Des pays comme le Kosovo, le Kazakhstan, l’Indonésie, le Maroc ou encore la Grèce ont exprimé leur volonté de participer à ce dispositif. Toutefois, son déploiement dépendra directement du désarmement effectif du Hamas, condition jugée indispensable par Israël. Les discussions sur la structure de commandement, les règles d’engagement et la coordination avec les forces locales restent en cours.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a insisté sur l’absence d’alternative crédible : selon lui, « il n’y a pas de plan B pour Gaza », hormis un retour au conflit, scénario que Washington souhaite éviter à tout prix. Des personnalités comme Tony Blair ou les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont également participé aux échanges.
Le Conseil, qui inclut des représentants israéliens mais pas palestiniens, suscite des critiques diplomatiques. Certains États redoutent un chevauchement avec le rôle traditionnel de l’ONU dans la gestion des crises internationales. Donald Trump a néanmoins assuré vouloir renforcer les capacités des Nations unies et garantir leur viabilité financière, affirmant que son objectif n’était pas la reconnaissance internationale mais la préservation des vies.
Entre ambition diplomatique et obstacles opérationnels, la feuille de route américaine se heurte à des défis logistiques, sécuritaires et politiques. Les prochaines semaines permettront de mesurer si ce nouveau mécanisme multilatéral peut transformer un cessez-le-feu précaire en stabilisation durable, tout en contenant les tensions autour du dossier iranien.
Jérémie de Jforum.fr
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