Invité mercredi soir dans La Grande Édition, l’ancien commandant de la marine israélienne Eliezer Marom a estimé qu’Israël se rapproche d’un point de bascule face à la menace balistique iranienne. Sans avancer de calendrier précis, il a expliqué que « le moment » viendra lorsque l’État hébreu considérera qu’une attaque surprise de Téhéran pourrait neutraliser sa capacité de défense.
Selon lui, le 7 octobre a profondément transformé la doctrine sécuritaire israélienne. Désormais, lorsqu’un acteur affiche l’intention de détruire Israël et en développe les moyens concrets, la réponse doit être préventive. « Israël n’attendra pas que la menace soit pleinement opérationnelle », a-t-il affirmé, évoquant une approche proactive déjà visible au Liban, en Syrie, en Judée-Samarie et à Gaza.
Pour Eliezer Marom, la question centrale porte sur les missiles balistiques iraniens. Si l’Iran poursuit son programme et atteint un seuil critique – il évoque le chiffre de 10 000 missiles – Israël ne pourra rester passif. Les seuls systèmes antimissiles ne suffiraient pas à garantir la sécurité nationale. « Il faudra détruire la menace à la source », a-t-il insisté.
L’ancien chef de la marine souligne toutefois l’importance d’une coordination étroite avec Washington. Il évoque une coopération militaire « totale » entre les armées israélienne et américaine, ainsi qu’un dialogue politique renforcé, marqué par plusieurs visites récentes du Premier ministre israélien aux États-Unis.
Mais si aucun accord n’est trouvé entre Washington et Téhéran sur la question des missiles balistiques, et si les États-Unis renoncent à agir, Israël pourrait se retrouver sans alternative stratégique. Dans ce scénario, conclut-il, une frappe israélienne deviendrait non pas une option, mais une nécessité.
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