Le Hamas s’emmêle dans ses chiffres — et révèle son mensonge contre Israël

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Alors que le monde entier cite les données du Hamas affirmant qu’Israël est responsable de la mort de plus de 72 000 Gazaouis, les chiffres révèlent des manipulations grossières intégrées à la guerre psychologique de l’organisation. Même l’offre d’indemnisation pour les veuves de « martyrs » ne concorde pas avec les données publiées. • Opinion.

Par le Prof. Kobi Michael N12 

Le 10 février 2026, le ministère de la Santé du Hamas dans la bande de Gaza a fait état de 72 037 morts palestiniens depuis le début de la guerre, le 7 octobre 2023. Ce ministère est la source exclusive des bilans de victimes, régulièrement repris par les organisations internationales et les médias mondiaux.

Généralement, ces instances considèrent les rapports du Hamas comme fiables, malgré l’intérêt évident de l’organisation à gonfler le nombre de victimes. L’objectif du Hamas est limpide : renforcer le récit des « crimes de guerre » commis par Israël et présenter la mort de civils comme une action indiscriminée contraire au droit international.

Ce récit, associé aux histoires de « siège » et de « famine », constitue le socle de la guerre de l’information du Hamas. Elle s’adresse aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, comme outil pour étouffer les critiques, maintenir le soutien à l’organisation et encourager le recrutement de nouveaux membres dans ses rangs décimés.

La faille dans les chiffres : les veuves de « martyrs »

Si les preuves de l’inexactitude des rapports du Hamas sont innombrables, un tournant a eu lieu le 8 février : le ministère du Développement social du Hamas a annoncé sur sa page Facebook la distribution d’une allocation de plus de 9,6 millions de shekels à 19 306 veuves de martyrs. D’autres rapports en provenance de la bande de Gaza indiquent que de nombreuses autres femmes, dont les maris ont été tués, n’ont pas encore reçu l’allocation et réclament leur dû.

Ce chiffre de 19 306 veuves déconstruit la « guerre des chiffres » du Hamas et confirme que l’armée israélienne (Tsahal) a obtenu un résultat phénoménal en matière de réduction des dommages collatéraux. John Spencer, expert mondial de la guerre urbaine à West Point, a qualifié cela de « Golden Standard » (le standard d’or) : il s’agit selon lui du ratio de victimes (terroristes contre civils) le plus bas de l’histoire des guerres en zone urbaine.

Ce que cachent les listes du Hamas

Il est crucial de souligner que le ministère de la Santé du Hamas ne fait aucune distinction entre les morts causées par les tirs de Tsahal et celles causées par les tirs palestiniens (comme les roquettes défaillantes du Jihad islamique). De plus, les listes incluent :

  • Des Palestiniens exécutés par le Hamas pour suspicion de collaboration ou pillage d’aide humanitaire.

  • Des civils tués par le Hamas alors qu’ils tentaient de fuir vers des zones sécurisées.

  • Des personnes décédées de mort naturelle, de vieillesse ou de maladie (environ 6 500 personnes par an en temps normal).

Si le nombre de 19 306 concerne uniquement les veuves de membres du Hamas, et en tenant compte des milliers de terroristes du Jihad islamique également tués, on peut estimer que le nombre de combattants terroristes éliminés s’élève à environ 30 000.

Un ratio sans précédent

En soustrayant du total (72 037) les terroristes, les victimes des retombées de roquettes palestiniennes (environ 10 à 12 % des lancements) et la mortalité naturelle, on découvre que le ratio de victimes civiles par combattant se situe entre 1:1 et 1:1,7. C’est une donnée sans précédent, d’autant plus que le Hamas utilise les infrastructures civiles (écoles, hôpitaux, mosquées) comme boucliers humains et a bâti un réseau de tunnels complexe sous les zones résidentielles.

Malgré ces réalités sur le terrain, Israël subit une défaite dans la guerre de l’image. La communauté internationale et l’ONU continuent d’adopter le récit du Hamas, préférant parfois les rapports d’une organisation terroriste aux données d’un État démocratique. S’il y a eu des cas isolés de dommages injustifiés faisant l’objet d’enquêtes au sein de Tsahal, ils restent minimes face à la complexité de la zone, qui inclut également la présence sensible d’otages israéliens.

L’État d’Israël doit agir avec plus de vigueur sur toutes les plateformes de communication pour briser les mensonges du Hamas. La guerre de la perception est partie intégrante de la campagne militaire, et il est interdit de laisser ce champ de bataille sous le contrôle exclusif de l’ennemi.


L’auteur : Le Prof. Kobi Michael est chercheur au Centre pour la Grande Stratégie d’Israël (ICGS) et chercheur senior à l’Institut d’études sur la sécurité nationale (INSS). Il est spécialisé dans les questions de sécurité, de renseignement et le conflit israélo-palestinien.

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