Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 18 février, au 1.455e jour du conflit.
Le fait du jour
La paix ne semble pas pour demain. Après deux jours de pourparlers très attendus à Genève, les positions ukrainiennes et russes « diffèrent » toujours sur des points clés, a déploré mercredi le président Volodymyr Zelensky. « On peut voir qu’un certain travail préparatoire a été fait, mais pour l’instant, les positions diffèrent » sur les questions « sensibles » des territoires et de la centrale nucléaire de Zaporijjia occupée par l’armée russe, a expliqué Volodymyr Zelensky.
Concernant le volet militaire, le président ukrainien a affirmé que les deux camps s’étaient entendus sur la « quasi-totalité des points » pour la mise en œuvre et la surveillance d’un éventuel cessez-le-feu. « Cette surveillance se fera assurément avec la participation des Américains. J’y vois un signal positif », a dit Volodymyr Zelensky. Mais il a également souligné qu’une telle trêve nécessitait au préalable une « volonté politique » commune, qui pour l’heure semble loin d’être acquise.
Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski a, lui, estimé que les négociations avaient été « difficiles mais professionnelles ».
Les négociations bloquent notamment sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel dans l’est de l’Ukraine : Moscou réclame que les forces ukrainiennes se retirent des zones qu’elles contrôlent encore dans la région de Donetsk, ce que Kiev refuse.
La déclaration du jour
« Nous ne serons pas présents à la cérémonie d’ouverture. Nous ne participerons à aucun des événements officiels »
Les paroles sont signées du ministre ukrainien des Sports, Matviï Bidny. Le dirigeant ukrainien a annoncé mercredi que ses responsables boycotteraient les évènements officiels des Jeux paralympiques 2026 de Milan-Cortina en mars pour protester contre l’autorisation donnée à des athlètes russes et biélorusses de participer à cette compétition sous leurs drapeaux nationaux.
La décision du Comité international paralympique (CIP) de permettre à six sportifs russes et quatre biélorusses de prendre part aux Jeux paralympiques 2026 (6-15 mars) met fin à l’exclusion de la Russie et de la Biélorussie deux pays bannis après l’invasion massive de l’Ukraine déclenchée par Moscou en février 2022 avec le soutien du régime biélorusse.
Le chiffre du jour
Environ 100.000. C’est le nombre de personnes qui étaient encore privées ce mercredi matin d’électricité dans la grande ville d’Odessa, au sud de l’Ukraine, après des frappes russes massives dans la nuit de lundi à mardi, selon les autorités locales.
La Russie a de nouveau bombardé le territoire dans la nuit de mardi à mercredi au moyen d’un missile ballistique et de 126 attaques de drones
Pour faire pression sur Kiev, à l’heure des négociations, la Russie multiplie depuis des semaines les frappes dévastatrices sur les infrastructures ukrainiennes.
La tendance
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a décrété mercredi l’état d’urgence en matière d’approvisionnement en pétrole en raison de l’interruption des livraisons russes via l’oléoduc Droujba. La Slovaquie a ainsi décidé de libérer 250.000 tonnes de ses réserves d’urgence, a-t-il déclaré lors d’un point presse.
Selon les autorités ukrainiennes, l’oléoduc Droujba, qui transite par son territoire avant de délivrer du pétrole à la Slovaquie et la Hongrie, a été endommagé par des frappes russes fin janvier à Brody. Mais Robert Fico, citant des rapports des services secrets slovaques, a affirmé mercredi que les travaux de réparation sont achevés, accusant le gouvernement ukrainien de ne pas reprendre les livraisons pour exercer un « chantage » sur la Hongrie, hostile à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.
Par rétorsion, Robert Fico a menacé de mettre fin à la coopération en matière de fourniture d’électricité à l’Ukraine lorsque l’électricité y est coupée en raison des frappes russes.
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