L’attentat déjoué visant Taylor Swift
Les autorités autrichiennes ont formellement inculpé un homme de 21 ans soupçonné d’avoir préparé un attentat terroriste visant une série de concerts de Taylor Swift à Vienne, à l’été 2024. L’acte d’accusation, déposé par le parquet, évoque des chefs particulièrement graves : infractions terroristes, appartenance à une organisation criminelle et tentative de meurtre de masse au nom de l’« État islamique ».
Selon les éléments communiqués, le suspect – identifié par des médias locaux comme Beran A. – aurait planifié une attaque aux abords du stade Stade Ernst-Happel, où trois concerts à guichets fermés étaient programmés. Les procureurs décrivent des préparatifs avancés, incluant la fabrication d’explosifs à domicile. Une petite quantité de triacétone triperoxyde (TATP) aurait été produite. Cet explosif artisanal, tristement surnommé « la mère du diable » en raison de sa puissance et de son instabilité, a déjà été utilisé lors d’attentats en Europe ces dernières années.
L’enquête indique que le suspect aurait également cherché à acquérir illégalement des armes à feu et des armes blanches. L’objectif présumé : attaquer les foules rassemblées autour du stade, dans l’intention de faire un maximum de victimes. Les autorités affirment qu’il avait prêté allégeance au chef de l’organisation État islamique peu avant son interpellation et qu’il envisageait de mourir lors de l’attaque.
L’arrestation serait intervenue in extremis, à la suite d’informations transmises par des services de renseignement étrangers. Ces éléments auraient permis aux forces de sécurité autrichiennes de perquisitionner son domicile et de neutraliser la menace avant le début des concerts. Dans la foulée, les trois représentations prévues à Vienne ont été annulées, une décision exceptionnelle compte tenu de l’ampleur logistique de la tournée et des dizaines de milliers de billets vendus.
L’affaire a profondément marqué le public autrichien et les fans venus de toute l’Europe. Elle intervient dans un contexte de vigilance accrue face au risque d’attentats de masse. Depuis plusieurs années, les services de sécurité européens alertent sur la radicalisation en ligne de jeunes individus, souvent influencés par des contenus extrémistes diffusés via des plateformes numériques. Les grandes manifestations culturelles, notamment les concerts et festivals, sont régulièrement considérées comme des cibles symboliques en raison de leur forte affluence et de leur visibilité médiatique.
Un second dossier est également en cours. Le procès d’un adolescent de 15 ans a débuté l’été dernier. Il est accusé d’avoir traduit de l’arabe vers l’allemand un tutoriel vidéo expliquant la fabrication d’engins explosifs artisanaux. Les autorités cherchent à déterminer le degré d’implication réelle de ce mineur et les éventuels liens entre les deux affaires.
L’avocat du principal accusé ne s’est pas exprimé publiquement à ce stade. Le procès devrait néanmoins susciter une attention internationale, tant en raison de la notoriété mondiale de la chanteuse que du débat plus large sur la prévention du terrorisme en Europe.
Les autorités autrichiennes soulignent que la coopération internationale et la rapidité de l’échange d’informations ont joué un rôle déterminant dans la prévention d’une attaque qui aurait pu provoquer une catastrophe humaine majeure. L’instruction judiciaire devra désormais établir précisément les intentions, les moyens engagés et les éventuelles complicités.
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