Elle dénonce les appels à la destruction d’Israël et les propos visant les Français juifs, tout en plaidant pour une exigence renforcée d’exemplarité des élus condamnés pour racisme ou antisémitisme.

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Invitée sur Franceinfo, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a fermement dénoncé les appels à la destruction d’Israël et les propos visant les Français juifs, tout en plaidant pour une exigence accrue d’exemplarité des responsables politiques condamnés pour racisme ou antisémitisme.
« Chacun sera toujours libre de critiquer la politique menée par le gouvernement israélien », a-t-elle rappelé, distinguant clairement la critique d’un exécutif de la remise en cause de l’existence même d’un État. Mais, a-t-elle insisté, « appeler à la destruction de l’État d’Israël, nier sa légitimité à exister, traiter les Français juifs de “génocidaires” dans une inversion du sens historique des mots, cela doit cesser ». La ministre a dénoncé une « obsession » visant Israël, présenté comme « le seul État au monde dont certains appellent à la disparition ».
Aurore Bergé a également ouvert un autre front : celui de la responsabilité des élus condamnés pour des faits de racisme, d’antisémitisme ou de discrimination. « Les élus de la République ont un devoir d’exemplarité », a-t-elle souligné, estimant que la question de leur maintien ou de leur éligibilité devait « légitimement se poser » lorsqu’une condamnation a été prononcée.
Pour la ministre, représenter la Nation implique de pouvoir « représenter tous les Français ». Elle appelle à davantage de « clarté » à l’Assemblée nationale : « Qui peut s’opposer à ce qu’un élu condamné pour des faits aussi graves ne puisse plus représenter les Français ? » Une position qui relance le débat sur la salubrité démocratique et les critères d’inéligibilité. La ministre se rendra en Israël du lundi 16 février au mercredi 18 février 2026.
Aurore Bergé : « Israël est un pays ami et allié et notre enjeu est de banaliser les relations entre les deux pays indépendamment du conflit israélo-palestinien. »
« A l’heure où les propos antisémites sévissent encore dans notre pays, se dissimulant derrière le masque de l’antisionisme, il est plus que jamais essentiel de renforcer les liens d’amitié avec l’Etat d’Israël et de montrer que nous luttons de manière implacable contre ces fléaux », avait écrit Aurore Bergé après son séjour en Israël avec ELNET.
« Nous avons noué un dialogue constructif et franc avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi qu’avec le Président de la Knesset, ou encore avec le parti d’opposition centriste, l’alliance Bleu-Blanc [Kakhol lavan]. Nous avons ainsi introduit un échange coopératif entre les parlementaires de nos deux pays ».
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