L’État australien du Victoria a beau être le deuxième plus petit du continent avec une superficie totale de 227.600 kilomètres carrés, mais il est l’un des plus riches en activités. Même s’il faut à peu près vingt heures de voyages depuis Paris pour rejoindre les lieux, les touristes qui aiment les randonnées, le tennis, les balades au bord de l’eau, bien manger et voir des koalas ont de quoi se régaler.
Côté climat, le Victoria, où le cycle des saisons est inversé par rapport à l’Europe, se situe dans une zone climatique tempérée. L’été australien dure de décembre à mars, les températures peuvent être douces vers les 25° et très élevées avec 45°. Le reste de l’année les températures sont douces et pendant l’hiver, les températures sont rarement négatives.
La Great Ocean Road
À l’ouest de Melbourne, la Great Ocean Road est l’une des routes les plus célèbres au monde. Si la plupart des touristes passent une seule journée sur les lieux, il est facile d’en faire quatre sans s’embêter et même de repasser vers des sites déjà vus mais à une heure différente pour profiter de la lumière qui change très rapidement. Cette route côtière de 243 km s’étire de Torquay, mythique village de surfeurs, jusqu’à Allansford. Tout le long vous aurez la chance de voir des falaises abruptes, des forêts de séquoia et des villages typiques où les surfeurs et les familles se posent pour profiter de l’eau.
Les étapes à ne pas manquer : se baigner (en combinaison sûrement) et profiter des plages dorées de la Surf Coast autour de Torquay, baladez-vous et arrêtez-vous manger dans les petites villes de Lorne (vous pouvez aussi apprendre à surfer) et Apollo Bay, avant de retrouver la luxuriante forêt tropicale et les collines des Otway Ranges. Mais l’étape la plus époustouflante sera sûrement celle des Douze Apôtres (12 Apostles en anglais), l’endroit le plus connu de la Great Ocean Road. Ces impressionnants blocs de calcaire tentent de résister tant bien que mal à l’érosion des vents, des vagues et des marées. La légende raconte qu’à l’origine le site s’appelait Sow and Piglets (littéralement truie et porcelets). Mais les Américains ont conseillé aux Australiens de changer de nom pour faire venir plus de touristes. Mais ne cherchez pas à trouver douze blocs, ils n’ont jamais été aussi nombreux et aujourd’hui nous pouvons en compter sept.
Mais nos deux sites préférés sont bien moins fréquentés que le point de vue des 12 Apotres. Pour les formations rocheuses faites par la mer, le site de Razorback est incroyable. Si vous regardez bien vous pouvez distinguer un visage et un sphinx sculptés par les vents et l’eau. La lumière en fin de journée y est sublime. Côté nature, la forêt de séquoia de Redwoods Otways vaut le détour. Ces arbres ne sont pas natifs du pays ni de la région. Ils ont été implantés par les colons pour subvenir aux besoins en bois du territoire.
Où voir des animaux ?
Dans la région s’il est possible de croiser des kangourous la nuit ou tôt le matin, une espèce qui est plus compliqué à voir : le koala. C’est pour cela que les réserves comme Wildlife Wonders sont intéressantes. Loin des prédateurs présents dans la nature, elles permettent d’observer les animaux dans leur habitat naturel, de loin pour ne pas les déranger, d’apprendre à les protéger en écoutant les guides et les bons réflexes à adopter quand les feux arrivent et qu’il faut tenter de sauver la faune et la flore.
Où manger et dormir ?
Pour tout vous dire, on mange très bien dans la région. Beaucoup de restaurateurs ont pris le virage de cuisiner localement et d’aller chercher les ingrédients directement dans leurs jardins. Les locaux vous conseilleront de vous arrêter au Lake House Daylesford pour manger et dormir ou de passer visiter les jardins de l’adresse Brae.
Mais pour les logements et surtout sur la Great Ocean Road, les Australiens sont un peu en retard sur les offres hôtelières. Dans la zone les propositions sont concentrées dans les villes côtières et sont assez rustiques et souvent les caravanes et mobile homes sont les rois. Autre solution, dormir chez l’habitant et notamment chez Suzie (Aire Valley Guest House) dans les Otways.
Sur les traces des chercheurs d’or
En 1851, des gisements d’or sont découverts dans le sud de l’Australie et donc dans l’Etat de Victoria. Le pays, composé alors principalement de descendants de Britanniques, attire des dizaines de milliers de migrants de tous horizons, environ 600.000, majoritairement blancs, rejoignent les zones aurifères. Quand celles-ci se tariront, au début du XXe siècle, la plupart des travailleurs resteront sur place. Aujourd’hui plusieurs villages construits pour chercher l’or sont encore bien dans leur jus et se visitent très rapidement comme Maldon et Castlemaine.
Dans la première petite ville ont peu flâner devant les vieilles maisons à colombages, les bâtiments en pierre massive et les façades de boutiques décorées de cette ville minière australienne soigneusement préservée. Les lieux ont aussi la plus vieille boulangerie du pays toujours en activité depuis 1854.
Quant à Castlemaine, la ville située sur les terres du peuple Dja Dja Wurrung, est réputée pour sa scène artistique, son histoire liée à la ruée vers l’or avec un musée plutôt qualitatif vu la taille de la ville, et pour le côté un peu « bobo » qu’elle veut se donner en redynamisant les zones industrielles en en faisant des espaces gastronomiques de qualité. D’ailleurs dans une ancienne usine, à The Mill Castlemaine, un Français et sa femme ont ouvert Long Paddock Cheese, une fromagerie artisanale australienne, l’une des meilleures d’Australie. L’idée est de s’inspirer des fromages français pour faire des produits locaux. On a pu goûter et c’était vraiment délicieux.
Plusieurs jours à Melbourne
Si on devait vous conseiller un moment pour aller à Melbourne, ce serait lors de l’Open d’Australie en janvier. La ville entière vie au rythme des matchs de tennis et chaque personne croisée dans la rue porte un vêtement ou un accessoire en rapport avec le tournoi. Seul petit hic, les températures peuvent être ponctuellement très hautes. En passant trois jours dans la ville, nous avons eu une journée à 45 degrés, une autre à 30 et une à 22 degrés.
La ville a de quoi plaire aux touristes : Street art et urbanisme, parcs immenses et luxuriants et musées. Multiculturelle et cosmopolite, Melbourne ressemble étrangement à une ville européenne avec de grands arbres que l’on peut retrouver sur le continent et une douceur de vivre apporté par les bars et les cafés.
Jour 1
Commencez votre journée par un rituel typiquement melbournien : un café d’exception. Rendez-vous chez Higher Ground ou chez Patricia pour un flat white. Alice, guide touristique nous partage un petit tips, si le café vend ses propres produits, alors l’adresse est bonne. De là, dirigez-vous vers Flinders Street Station pour admirer ses horloges. Juste en face on vous conseille de passer dans le bar Young and Jackson pour rencontrer Chloé. Cette jeune française a été peinte sur un tableau qui est exposé dans le bar. Les soldats australiens considéraient que cela porte bonheur de boire un verre devant le tableau avant de partir à la guerre.
On vous conseille de vous perdre ensuite dans les laneways emblématiques : AC/DC Lane pour son esprit rock, Hosier Lane et Rutledge Lane pour leurs fresques murales spectaculaires, Centre Place et Degraves Street pour une ambiance plus européenne. Le street art est très changeant d’une époque à l’autre.
Pour les musées, la National Gallery of Victoria (NGV), dont l’entrée est gratuite pour la collection permanente est incroyable, riche en art du monde entier, de l’autre côté de la rue, la collection australienne avec les œuvres aborigènes vaut également le détour. Quant à la State Library Victoria, la grande salle de lecture doit également être visitée.
Jour 2
Rendez-vous dans le quartier de Fitzroy sur Brunswick Street pour une balade entre les boutiques vintage, les cafés branchés et le street art. On vous conseille de vous perdre un peu et de vous arrêter à midi dans le bar Naked for Satan. Vous n’êtes pas forcé de boire un verre mais juste d’entrer dans les lieux qui autrefois servaient à distiller de la vodka. Le propriétaire, un Russe travaillait pendant toute l’année mais pendant les chauds mois d’été, la chaleur étouffante de Melbourne, conjuguée à celle des brûleurs sous les alambics, était insupportable. Leon Satanovich de son nom, travaillait souvent presque nu, distillant sa vodka vêtu uniquement de son caleçon. Cette production clandestine d’alcool était un secret bien gardé, et ceux qui venaient y participer utilisaient le code : « On se déshabille pour Satan ! ».
Poursuivez vers le Carlton Gardens et le Royal Exhibition Building (classé UNESCO), un joyau architectural entouré de verdure. Si les expositions vous tentent, le Melbourne Museum est tout proche. En milieu d’après-midi, le Queen Victoria Market est une bonne étape pour manger des produits typiques (ou pas) et acheter quelques souvenirs. Du côté des artisans, une dame vend des boomerangs et autres produits fabriqués et peint par des aborigènes. D’ailleurs pour savoir si un objet est fait en Australie, il faut y voir apposé un triangle vert avec un kangourou jaune à l’intérieur.
Jour 3
Pour le dernier jour, direction la Yarra Valley, à environ 1 heure de route de Melbourne. C’est la région vinicole la plus célèbre de Victoria, avec plus de 80 vignobles de chardonnay et de syrah, des paysages vallonnés, des vignobles verdoyants et une gastronomie raffinée.
Il est aussi possible de faire des randonnées. La zone offre plus de 200 itinéraires à pied ou à vélo à travers des parcs nationaux où vous pourrez observer des wallabies et des wombats.
Après avoir visité ce grand et beau territoire qu’est le Victoria, on vous invite à filer vers une autre région. Vu les vingt heures d’avion, on ne vous conseille pas de rester seulement une grosse semaine en Australie.
Comment aller à Melbourne ?
Rejoindre l’Australie c’est un long voyage, préparez-vous à plus de 20 heures de vol. Au départ de Paris, il est possible de faire escale à Dubaï, au Qatar et plus récemment au Vietnam. C’est cette dernière option que nous avons décidé de tester via Vietnam Airlines en passant par Hanoï à l’allée et Hô Chi Minh au retour. Le point positif de ce trajet est que l’on peut sortir quelques heures vu que l’escale est de 7h30. Pas besoin de Visa et le centre-ville se situe à 30 minutes en voiture depuis l’aéroport.
Article écrit grâce à l’invitation de Visit Victoria et Vietnam Airlines
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