La société américaine de drones Easy Aerial a été contrainte de quitter le complexe industriel du Brooklyn Navy Yard, propriété de la ville de New York City, après la décision de ne pas renouveler son bail. L’information, révélée par le New York Post, intervient environ six semaines après l’entrée en fonction du maire Zohran Mamdani.
L’entreprise, qui fournit des drones aux agences de sécurité américaines — dont l’armée de l’air — avait également vendu du matériel à l’armée israélienne. Ses appareils ont notamment été utilisés pour la surveillance de la frontière entre les États-Unis et le Mexique ainsi que pour la sécurisation de grands événements comme le Super Bowl.
Ces derniers mois, Easy Aerial s’est retrouvée au centre de manifestations organisées à l’extérieur du site par le collectif Demilitarize Brooklyn Navy Yard, qui exigeait le départ des entreprises liées à Israël. Le conseiller municipal de Brooklyn, Lincoln Restler, a salué la décision, estimant que « le domaine public ne devrait pas servir de base à des entreprises fabriquant des drones utilisés comme armes ».
À l’inverse, le député de l’Assemblée de l’État de New York Kalman Yeger a dénoncé une décision à caractère politique. « S’attaquer aux emplois de qualité à New York parce que M. Mamdani et ses amis haïssent les Juifs n’est pas une stratégie de développement économique particulièrement efficace », a-t-il déclaré.
De son côté, Claire Holmes, porte-parole de la société de développement urbain gestionnaire du site, assure que la décision repose uniquement sur des considérations commerciales. « Comme tout propriétaire, nous examinons les renouvellements de bail en fonction du respect des conditions et des politiques », a-t-elle précisé, rejetant tout motif idéologique.
i24NEWS.
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