Près de 6.500 individus français ou possédant la double citoyenneté franco-israélienne ont servi dans l’armée depuis le déclenchement du génocide à Gaza, a-t-on appris jeudi.
Cette donnée a été obtenue par l’ONG israélienne Hatzlacha et son avocat M° Elad Man, au titre de la règlementation locale sur le Droit à l’Information.
Le tableau des quelque 50.000 bi- ou-tri- nationaux participant au massacre du peuple palestinien classe la France en deuxième position après les États-Unis, devant tous les autres pays.

Le gouvernement français, complice, n’a pas levé le petit doigt pour s’opposer et sanctionner les soldates et soldats de l’armée criminelle, alors qu’il en a l’obligation légale.
D’abord, parce que depuis janvier 2024, la Cour Internationale de Justice (CIJ) a enjoint tous les États membres, dont la France, à prendre toutes mesures pour prévenir la commission du crime de génocide en Palestine occupée. Cette même CIJ a aussi rappelé en juillet 2024 le caractère criminel de l’occupation des territoires palestiniens de Gaza et Cisjordanie, Jérusalem-Est comprise.
Tous les citoyens français servant dans l’armée israélienne, qu’ils participent à la tuerie de Gaza (la majorité d’entre eux) ou pas, sont ainsi, à minima, coupables de complicité de crime de guerre.
Le gouvernement français s’abrite derrière une convention franco-israélienne de 1959 pour prétendre à la légalité du phénomène.
Pieux mensonge.
D’abord, parce que ladite convention n’autorise pas les personnes ayant leur résidence permanente en France à servir dans « Tsahal ». Elle n’autorise pas non plus les franco-israéliens à effectuer un service militaire israélien ailleurs que dans les frontières d’Israël que la France reconnaît (autrement dit, pas dans les territoires conquis en 1967).
Et puis, la France prétend qu’elle ne livre pas à Israël d’armes et munitions susceptibles d’être employées à Gaza. Pas de matériels, donc, mais des femmes et des hommes ce serait OK ?
La justice française, de son côté, a l’obligation de se saisir des cas de militaires mis en cause pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Une dizaine de Français auraient à ce jour été personnellement identifiés, mais aucune information n’a pour le moment filtré à ce sujet en provenance du Parquet National Antiterroriste (PNAT), compétent en la matière.

2.000 Britanniques
C’est le site britannique Declassified UK qui a rendu compte le premier, jeudi, du rapport d’Hatzlacha et qui a produit le tabeau ci-dessus.
Il en ressort que 2.000 citoyens du Royaume-Uni au moins sont concernés, soit 1.686 bi-nationaux, et 383 individus s’étant arrangés pour avoir 3, voire 4 ou 5 passeports de nationalités différentes !
Declassified UK révèle que plusieurs d’entre eux ont été clairement identifiés comme participant activement au génocide.
Un sergent-chef nommé Sam Sank, par exemple, s’était filmé lui-même à Gaza entre décembre 2023 et janvier 2024. Un autre soldat, Levi Simon a été filmé en train de piller le logement de Palestiniens.
Le site pointe aussi l’existence d’une loi du Royaume-Uni remontant à 1870, qui criminalise le fait de “combattre pour un État étranger en guerre avec un autre État entretenant des relations de paix avec le Royaume-Uni ». La loi en question peut donc bien s’appliquer à Israël, « l’autre État » étant alors celui de Palestine, reconnu comme tel par Londres il y a quelques mois.
471 Belges
Enfin, la presse belge rapportait jeudi soir que 471 de ses propres nationaux (406 bi-, 65 tri- ou quadri) participent à la guerre génocidaire, et que les parquets « pourraient » ouvrir des enquêtes pénales.
CAPJPO-EuroPalestine
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