Le gouvernement israélien a approuvé d’un vaste programme visant à finaliser l’alyah de la communauté Bnei Menashe, installée dans les États de Mizoram et Manipur, dans le nord-est de l’Inde. Selon la décision présentée conjointement par le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre de l’Alyah et de l’Intégration Ofir Sofer, quelque 5 800 membres de cette communauté devraient immigrer en Israël d’ici 2030.
Le plan prévoit l’arrivée d’environ 1 200 personnes d’ici fin 2026, financée à hauteur de 90 millions de shekels. Le budget couvre l’ensemble du parcours d’intégration : conversion, accueil dans des centres d’absorption, allocations, apprentissage de l’hébreu ainsi que soutien à l’éducation et à l’emploi. Dans une deuxième phase, 4 600 autres membres de la communauté rejoindront Israël d’ici 2030, permettant l’unification de familles parfois séparées depuis des années. Environ 4 000 Bnei Menashe ont déjà immigré au cours des deux dernières décennies.
Conformément à une décision gouvernementale de 2007 encadrant l’entrée de groupes candidats à la conversion et à la citoyenneté, une délégation composée de représentants du rabbinat, du ministère de l’Alyah, de l’Autorité de la population, du ministère des Affaires étrangères et de l’Agence juive se rendra en Inde dans la semaine à venir pour vérifier l’éligibilité des candidats. Après approbation par le grand rabbin séfarade et président du Grand Rabbinat, les nouveaux immigrants entreront en Israël avec un visa A/5.
Les Bnei Menashe seront majoritairement installés à Nof HaGalil et dans d’autres localités du nord du pays, dans le cadre d’un projet de développement régional mené avec le ministre Ze’ev Elkin, responsable de la reconstruction du Nord.
Netanyahou a salué une “décision importante et profondément sioniste”, affirmant qu’elle contribuera à renforcer la Galilée. Le ministre de l’Alyah Ofir Sofer a évoqué un processus “porteur de bénédiction”, tandis que le ministre des Finances Betsalel Smotrich a célébré un “retour attendu depuis des générations”.
Ce programme implique également la coopération de plusieurs ministères, dont ceux des Affaires étrangères, de la Justice, du Logement, de l’Énergie, de la Culture, de l’Environnement et de la Diaspora.
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