Pression internationale sans précédent : Trump se joint aux critiques contre la décision israélienne

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Un responsable américain a confirmé que Trump s’oppose fermement à l’annexion de la Judée-Samarie et considère la stabilité de cette région comme une condition essentielle à la sécurité d’Israël. Parallèlement, la vague de condamnations internationales s’intensifie suite aux décisions du cabinet.

Ma’ariv

Un responsable américain a confirmé que le président américain Donald Trump s’oppose fermement à toute initiative israélienne visant à annexer la Judée-Samarie, a rapporté Reuters lundi soir. Selon lui, la stabilité en Judée-Samarie est considérée à Washington comme un pilier essentiel pour garantir la sécurité d’Israël et comme un élément de l’aspiration globale de l’administration américaine à maintenir la stabilité au Moyen-Orient.

La vague de condamnations internationales des décisions du cabinet politico-sécuritaire concernant la Judée-Samarie se poursuit et s’intensifie. Le Royaume-Uni s’est joint aux protestations ce soir, publiant une déclaration de condamnation particulièrement ferme et appelant Israël à revenir immédiatement sur les décisions approuvées dimanche. Selon lui, ces décisions nuisent aux efforts de promotion de la paix et de la stabilité et sont contraires au droit international.

Un communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères indique que Londres condamne fermement la décision du cabinet de sécurité israélien d’étendre le contrôle israélien sur la Cisjordanie. D’après ce communiqué, les changements importants proposés – concernant le territoire, l’application de la loi et les pouvoirs administratifs – pourraient déstabiliser la situation sur le terrain et compromettre la perspective d’un règlement politique.

Le Royaume-Uni a souligné que sa position est claire : toute tentative unilatérale de modifier la composition géographique ou démographique du territoire palestinien est totalement inacceptable et contraire au droit international. Il a également appelé Israël à revenir immédiatement sur ses décisions, ajoutant que la solution à deux États demeure la seule voie vers une paix durable, dans laquelle Israël vivrait en sécurité aux côtés d’un État palestinien souverain et viable.

La condamnation britannique s’ajoute à une série de vives réactions publiées hier sur la scène internationale. L’Union européenne a annoncé condamner les mesures approuvées par Israël pour renforcer son contrôle sur la Cisjordanie, affirmant qu’il s’agit d’un nouveau pas dans la mauvaise direction, qui compromet la perspective d’un règlement politique et pourrait ouvrir la voie à l’expansion des colonies dans la région. Le porte-parole de l’UE, Anwar al-Anuni, a déclaré que les dernières décisions du cabinet de sécurité israélien renforcent les tendances à l’annexion de facto et nuisent aux efforts internationaux visant à promouvoir une solution politique.

Parallèlement, huit pays arabes et musulmans – l’Égypte, la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Indonésie, le Pakistan, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar – ont publié une déclaration commune condamnant fermement les décisions israéliennes. Cette déclaration affirme qu’il s’agit de mesures illégales visant à imposer une souveraineté israélienne illégitime, à établir des colonies et à créer une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie, accélérant ainsi les tentatives d’annexion et encourageant le déplacement de la population palestinienne.

Une série de décisions aux conséquences importantes

Ces réactions internationales font suite à une série de décisions aux conséquences importantes approuvées dimanche par le cabinet politico-sécuritaire, peu avant les préparatifs du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour son prochain voyage aux États-Unis et sa rencontre prévue avec le président américain Donald Trump. Ces décisions concernent des changements profonds dans le système foncier, l’aménagement du territoire, l’octroi des permis et leur application en Judée-Samarie, et renforcent concrètement le contrôle de l’État sur ce territoire – une mesure susceptible d’avoir des répercussions politiques, juridiques et internationales considérables.

Au cœur de ces décisions se trouve la levée du secret des registres fonciers dans la région. Contrairement à Israël, où les registres sont publics et l’information accessible à tous, en Judée-Samarie, les registres sont restés confidentiels pendant des années, à quelques exceptions près. Le gouvernement a approuvé la publication des registres, tout en se réservant la possibilité d’imposer une confidentialité spécifique pour des raisons de sécurité, une mesure qui ouvre le marché foncier et lève une restriction de longue date.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de supprimer plusieurs obstacles aux transactions foncières, notamment la loi d’origine jordanienne interdisant la vente de terres à des non-Arabes, ainsi que l’obligation d’obtenir un permis de transaction préalable auprès de l’Administration civile. Jusqu’à présent, les Juifs ne pouvaient acquérir de terres dans la région que par l’intermédiaire de sociétés enregistrées et sous réserve d’une autorisation préalable. La décision a établi que ces dispositions étaient discriminatoires et qu’il convenait de les abolir. La législation exigeant une licence de transaction comme condition de validité légale a également été abrogée. À sa place, des critères professionnels seront établis pour l’enregistrement des transactions, sans qu’une licence individuelle soit nécessaire.

Une décision particulièrement délicate concerne ‘Hévron. Le Conseil des ministres a approuvé le transfert de la compétence en matière de permis de construire dans la colonie juive de la ville et au Tombeau des Patriarches de la municipalité d’Hébron aux services d’urbanisme de l’Administration civile. Selon les explications fournies, le manque de coopération persistant de la municipalité palestinienne nécessitait jusqu’à présent une procédure exceptionnelle de retrait de compétence pour chaque demande de permis. La nouvelle décision vise à permettre la délivrance de permis de manière continue et sans procédure répétée. Parallèlement, l’extension des compétences de l’Administration de ‘Hévron à l’égard des colons juifs de la ville a été approuvée, y compris la gestion des risques, indépendamment des procédures avec l’Autorité palestinienne.

Le complexe du Tombeau de Rachel a également été inclus dans les décisions. Le Conseil des ministres a approuvé la création d’une administration municipale dédiée au complexe, situé sur le territoire de Bethléem mais n’en bénéficiant pas pour le moment. Cette administration sera responsable de la gestion courante, de l’évacuation des déchets, de l’entretien des espaces verts et des infrastructures du site et de la Yechiva adjacente.

Ont également été approuvés le rétablissement du mécanisme d’acquisition foncière par l’État en Judée-Samarie – un comité qui opérait auparavant et a cessé ses activités il y a une vingtaine d’années – ainsi que l’extension de ses opérations.

La surveillance et l’application de la réglementation s’appliquent également à la zone A en matière de violations des droits de l’eau, de dommages aux sites patrimoniaux et archéologiques et de risques environnementaux, conformément à une décision antérieure imposant des mesures similaires dans la zone B. Des sources politiques israéliennes soulignent qu’il s’agit de changements profonds destinés à réglementer une réalité de longue date, mais admettent que la mise en œuvre de ces décisions devrait susciter une forte opposition sur la scène internationale.

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