Mishpatim 5786: » voici un code de lois » (vidéo)

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Voici que débute le code civil avec l’exposé des lois concernant les esclaves, juifs ou non-juifs, et bien d’autres lois concernant la justice sociale nous allons voir comment d’après les quatre méthodes de commentaires de la Torah de quelle manières peuvent être interprétés les deux premiers mots de cette péricope…
Bonne semaine à tous et de bonnes nouvelles,
Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD. ד »ר קרולין אלישבע רבוה בן אבו Etudes Juives

 Mishpatim 5786:

Cette sidra de Mishpatim est une suite de lois concernant les rapports des hommes entre eux, lois sociales et de droit commun.

Les Sages d’Israël présentent cette section hebdomadaire comme étant en quelque sorte l’ancêtre du Shoulhan Aroukh c’est-à-dire que les lois sont exposées ou présentées et sélectionnées selon des groupes pour permettre à l’homme de savoir comment agir dans la vie selon les lois de la Torah comme quelqu’un qui veut s’alimenter et, s’approche de la table sur laquelle sont disposées différentes sortes de mets et, il va, ainsi pouvoir choisir ce qui lui est nécessaire.
Ainsi, HaShem conseille l’étude: il n’est pas suffisant de lire ces lois sur le parchemin consacré pour lire la Torah mais encore faut-il l’étudier pour la comprendre et en tirer les enseignements à travers lesquels tous les hakhamim à travers les époques ont commenté et envisagé des cas particuliers pour qu’au fur-et-à-mesure les usagers, puissent trouver des réponses à leur questionnement…
De cette manière, la Torah ne sera pas seulement un code de lois comme un code civil ou un code pénal mais, un livre accessible à tous, à n’importe quel moment, n’importe où et sur n’importe quel sujet…
Rashi fait ressortir du Midrash Tanhouma un point important au sujet de la Kedousha ou Sainteté : de la même façon que la péricope de Mishpatim se trouve à proximité des règles concernant le mizbéah c’est pour que le Sanhédrine soit à proximité du mizbéah car le côté intellectuel doit aller toujours de pair avec la justice sociale et que la Sainteté ne se trouve pas QUE dans le Temple (Beith HaMikdash) mais elle se trouve aussi dans les relations sociales de l’homme avec son prochain.
Les deux premiers mots de la parasha de cette semaine : « veéleh hamishpatim » viennent nous confirmer que ces lois aussi nous ont été dictées depuis le Mont Sinaï (ou Mont Horeb) et non pas seulement les dix Paroles mais ces commandements-là également et toutes les autres lois dictées sur le Mont Sinaï.
C’est ainsi qu’HaShem désire que nous nous soumettions à Ses Lois avec humilité et que nous apprenions ce message qui nous est livré avec amour et humilité pour arriver à un degré de Sainteté ultime.
Nous devons apprendre à sublimer notre nature intime et à notre mauvais penchant au point que même si nous voyons l’âne de notre ennemi ployer sous la charge nous devrons aider cette bête même s’il appartient à une personne que nous n’apprécions pas car c’est de notre devoir envers un animal qui souffre.
Le verset traitant de l’esclave où il est précisé que tel qu’il est venu ainsi il repartira est interprété de manière plus spirituelle dans le Zohar haKadosh qui fait allusion à la réincarnation d’une âme : si une personne qui décède est jugée coupable et qu’elle est condamnée à se réincarner dans une autre personne, si, à la fin de la période qui lui est fixée pour corriger ses erreurs elle n’est pas parvenue à une amélioration de sa situation elle devra se réincarner (si elle est revenue comme elle était partie).
Le Midrash raconte qu’un jour, Rabbi Shim’on bar Yohay et ses compagnons rencontrèrent un vieillard d’allure simple et, cet homme tout-à-coup se retourna et leur posa la question de savoir comment ils interprétaient ces deux mots du premier verset de la section hebdomadaire : veéleh mishpatim et lorsque chacun donna sa version ils comprirent que ce vieillard détenait un secret immense qui avait trait à la réincarnation des âmes en dehors de l’enseignement littéral de chaque loi se cachent des secrets incroyables et de taille incommensurable sur le transfert des âmes (guilgoul neshamoth).
Le même vieillard compara la Torah à une biche gracile et affectionnée ou à une jeune-fille noble (ou une princesse) et éthérée qui se terrait en un immense palais mais qui ne dévoilera son secret qu’à celui qui lui fera une cour empressée et sincère. Au début de cette cour, elle ne lui parlera et lui confiera des bribes tout en ne lui parlant que derrière un paravent. Et, lorsqu’elle s’apercevra qu’il est assidu (sens allusif : quand elle (la Torah) s’apercevra qu’il est assidu (à étudier la Torah), seulement alors, elle lui dévoilera tous les secrets qu’elle a en elle et lui, pourra accéder aux niveaux les plus secrets de la Torah.
Dans ce mot « mishpatim » sont enfermés également les secrets de l’âme et du zivoug (mariage). En effet, les âmes se connaissent dans les sphères supérieures de l’univers et puis sont séparées et devraient se rencontrer dans ce monde ci, selon les critères qui sont décidés par la Volonté divine et les lois de la hashgaha pratith (intervention et protection individuelle).et chaque être doit permettre à son âme de se perfectionner et d’arriver à des degrés supérieurs, faute de quoi, elle reviendra sur terre sous un autre nom pour se parfaire encore et encore.
C’est pourquoi cette sidra est considérée dans le Zohar comme le sommet du perfectionnement de l’âme alors qu’au sens littéral, ce texte ne revêt qu’un sens littéral assez bas mais permet à qui le désire d’atteindre un degré de spiritualité bien supérieure.

Caroline Elishéva REBOUH
JForum.fr

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