Priorité à l’innovation. Voilà le cap que le prix Nobel d’économie 2025 voudrait donner à l’Europe, à l’heure où le Vieux Continent est pris en étau entre la Chine et les Etats-Unis. Lors d’un débat organisé mercredi par « Les Echos » pour ses abonnés, en partenariat avec Wavestone et l’Ipag Business school, Philippe Aghion, fervent défenseur de la destruction constructive, a émis un constat simple : « de manière évidente, il y a un décrochage technologique européen. Ce sont aujourd’hui les Etats-Unis et la Chine qui tiennent le haut du pavé en matière d’innovations de rupture ».
Aux yeux de l’économiste, les entreprises innovantes sont « le coeur de la croissance ». Mais l’Europe n’est pas parvenue à transformer l’économie de rattrapage d’après-guerre en économie d’innovation, et ce, malgré des chercheurs « formidables ». Philippe Aghion en veut pour preuve le trop faible nombre de licornes européennes et le fait que la plupart des brevets sont aujourd’hui déposés par des entreprises déjà bien en place. « Outre-Atlantique, ils ont réconcilié politique industrielle et politique de la concurrence. En Europe, on a freiné la politique industrielle au nom de la politique de concurrence », regrette-t-il.
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