Contrairement à diverses publications, des sources au sein des factions orthodoxes expriment leur optimisme quant à la faisabilité de faire adopter la loi sur la conscription et de régulariser le statut des étudiants de Yechivoth en deuxième et troisième lecture avant l’approbation du budget 2026. Parallèlement, l’assemblée plénière a approuvé la répartition de la loi sur les arrangements pour des discussions en commissions.
JDN
Contrairement à divers briefings et publications, des sources au sein des factions orthodoxes expriment leur optimisme concernant l’adoption de la loi sur la conscription et déclarent qu’elles n’ont pas l’intention de dissoudre la coalition à ce stade.
« Nous ne dissoudrons pas le club pour le moment », ont déclaré plusieurs sources des factions orthodoxes lors de conversations avec « JDN News ». Elles ont ajouté qu’un sentiment d’optimisme et d’espoir persiste quant à l’adoption de la loi sur la conscription en deuxième et troisième lecture avant même l’approbation du budget 2026.
Suite à ces développements, l’assemblée plénière de la Knesset a approuvé cette nuit (lundi) la décision de la commission de la Knesset concernant la scission du projet de plan économique et de la loi sur l’efficacité économique pour l’exercice budgétaire 2026 (la loi sur les arrangements) en vue des discussions dans les commissions de la Knesset, ceci en préparation de leur présentation pour les deuxième et troisième lectures.
Lors du vote, 60 membres de la Knesset ont soutenu l’approbation de la décision, contre 56 opposants.
Ces développements indiquent que les négociations et la rédaction des clauses de la loi sur la conscription se poursuivent avec la prudence requise, en coordination avec le conseiller juridique de la commission des Affaires étrangères et de la Défense. Les factions -orthodoxes voient toujours une possibilité de progrès sur la question de la loi sur la conscription parallèlement à l’approbation du budget.
Voici une explication de la « Loi sur les arrangements » (Hok HaHesdérim), un outil législatif unique et puissant au sein du système parlementaire israélien, mentionné dans l’article :
1. Qu’est-ce que la Loi sur les arrangements ?
C’est un projet de loi massif soumis chaque année par le gouvernement à la Knesset, parallèlement au budget de l’État. Il regroupe des dizaines de réformes économiques, des changements structurels, des amendements législatifs et des suppressions de lois existantes.
L’objectif officiel est de permettre au gouvernement de mettre en œuvre sa politique économique et d’atteindre les objectifs budgétaires fixés pour l’année à venir (ici, 2026).
2. Pourquoi est-ce si important ?
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Rapidité d’exécution : Elle permet de faire passer en un seul bloc des réformes qui prendraient normalement des mois ou des années à être débattues individuellement.
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Stabilité de la coalition : Comme elle est liée au budget, si la Loi sur les arrangements (ou le budget lui-même) n’est pas adoptée dans les délais impartis, la Knesset est automatiquement dissoute et de nouvelles élections sont convoquées. C’est un moyen de pression pour maintenir la discipline de vote au sein de la coalition.
3. Le processus de « Scission » (ou répartition)
Dans l’article, il est mentionné que la Knesset a approuvé la « scission » du projet de loi. Voici ce que cela signifie :
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Le texte est si dense qu’une seule commission ne peut pas tout traiter.
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L’assemblée plénière vote donc pour répartir les différents chapitres vers les commissions compétentes (Commission des finances, Commission de l’économie, etc.) pour des discussions approfondies.
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Ici, le vote a été serré : 60 voix pour et 56 contre.
4. Le lien avec la loi sur la conscription
L’article souligne un enjeu politique majeur : les partis orthodoxes espèrent utiliser le calendrier du budget et de la Loi sur les arrangements pour faire adopter la loi sur la conscription (réglant le statut des étudiants de Yechivoth) en deuxième et troisième lecture avant le vote final du budget 2026. C’est une négociation serrée où chaque camp utilise ces étapes législatives comme levier.
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