Israël; Vers une explosion des amendes routières
Les automobilistes pourraient bientôt faire face à un changement radical du régime des sanctions routières. Lors d’une réunion récente du comité ministériel chargé de la sécurité routière, le gouvernement israélien a examiné une série de mesures destinées à renforcer la dissuasion contre les comportements jugés dangereux sur les routes. L’objectif affiché est clair : enrayer la hausse du nombre de morts et de blessés dans les accidents de la circulation.
Parmi les infractions ciblées figurent l’utilisation du téléphone portable au volant, le franchissement d’un feu rouge, les excès de vitesse, le non-respect de la priorité accordée aux piétons, le franchissement de lignes continues ou encore certaines pratiques à risque impliquant des véhicules légers et des poids lourds. Les discussions ont porté non seulement sur une augmentation significative des amendes, mais aussi sur un élargissement des pouvoirs de la police, notamment la possibilité de saisir immédiatement les véhicules en cas de récidive.
L’usage du téléphone au volant est l’exemple le plus emblématique de ce durcissement envisagé. Aujourd’hui sanctionnée par une amende modérée et un retrait de points, cette infraction pourrait, à l’avenir, coûter plusieurs milliers de shekels dès la première constatation. En cas de répétition, les montants grimperaient encore, jusqu’à la confiscation du véhicule et une convocation devant un tribunal lors d’une troisième infraction.
Un schéma comparable est envisagé pour le franchissement d’un feu rouge et les excès de vitesse. Dans ces cas-là, les amendes pourraient être multipliées par plusieurs fois par rapport au barème actuel, avec un retrait de points systématique. À partir d’un certain seuil de récidive, la mise en fourrière du véhicule deviendrait une option privilégiée, marquant une rupture nette avec la logique actuelle essentiellement financière.
D’autres comportements, parfois perçus comme moins graves par les conducteurs, sont également dans le viseur. Le franchissement d’une ligne continue ou la conduite sur le bas-côté, aujourd’hui sanctionnés par des amendes relativement modestes, pourraient désormais entraîner des pénalités élevées dès la première infraction, assorties d’un retrait important de points. Là encore, la récidive ouvrirait la voie à des sanctions plus lourdes, allant jusqu’à la confiscation du véhicule.
Le non-respect de la priorité accordée aux piétons fait l’objet d’une attention particulière. Considérée comme une infraction mettant directement en danger la vie humaine, elle pourrait être sanctionnée par des amendes croissantes à chaque répétition, avec un retrait de points renforcé. Les infractions liées aux véhicules de transport léger, jusqu’ici peu pénalisées, seraient également intégrées à ce dispositif dissuasif.
Enfin, le secteur du transport routier de marchandises est concerné par des propositions encore plus sévères. L’absence de tachygraphe dans les camions, par exemple, pourrait entraîner des amendes très élevées dès la première infraction, puis des sanctions doublées en cas de récidive, avant une possible saisie du véhicule.
À ce stade, aucune décision définitive n’a été arrêtée sur les montants exacts. Les ministres se sont accordés sur le principe d’un durcissement global, tout en reconnaissant que les chiffres avancés pourraient être revus à la baisse lors des prochaines discussions. Une chose est néanmoins acquise : les conducteurs doivent s’attendre à un renforcement significatif des sanctions routières dans un avenir proche.
Jérémie de Jforum.fr
Similaire
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

