Interrogée sur le prix du Pass Navigo annuel, Sarah Knafo, candidate à la Mairie de Paris pour le parti Reconquête, s’est trompée lourdement.
L’exemple historique : lors du débat de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle en septembre 1974, Valéry Giscard d’Estaing demande à François Mitterrand (à droite) le prix d’un ticket de métro. Le candidat socialiste répond : « Écoutez, je ne prends pas le métro, je prends ma voiture… ». Le socialiste se trompe ensuite sur le prix de la baguette. VGE élu, les deux personnalités s’affrontent à nouveau (sur cette photo) pour la présidentielle de 1981.
Interrogé en octobre 2016 sur le prix d’un pain au chocolat lors d’une interview radio, Jean-François Copé, alors candidat à la primaire à droite, déclare « aux alentours de 10 ou 15 centimes ». Soit environ dix fois moins que son prix, autour de 1 à 1,50 euro.
En 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors figure de la droite et future candidate à la primaire, évalue en direct le prix d’un ticket de métro parisien à environ 4 euros, alors qu’il est d’1,70 euro. Elle explique ensuite qu’elle bénéficie du métro gratuit, ce qui alimente les critiques sur l’éloignement de responsables politiques par rapport aux usagers ordinaires.
Interrogé sur le prix d’un billet de bus ou de métro lors de sa campagne pour la mairie de Barcelone en novembre 2018, Manuel Valls répond « 1 euro et quelques… ? », alors qu’il coûte 2,15 euros. Pour se justifier, le candidat explique se déplacer en taxi ou à pied.
En 2002, alors Premier ministre et candidat à la présidentielle, Lionel Jospin entre dans une boulangerie pour acheter un pain et tend 7 euros au boulanger. Le prix réel du pain se situe alors autour de 0,90 à 1 euro (environ 6 francs), ce qui alimente les critiques sur son erreur liée à la transition euro-franc, juste avant l’échéance électorale.
Nicolas Sarkozy pratique l’esquive en 2012, lors de sa campagne pour une réélection à l’Elysée. Interrogé par des spectateurs sur le prix d’un timbre-poste, le président sortant répond : « Je ne le connais pas. Si vous me posez la question pour me coller, vous me collerez. » Il déclare un peu plus tard ne pas connaître le prix d’un ticket de métro.
Le prix des billets des transports publics en Ile-de-France est un marronnier. En 2010, candidat PS à sa réélection aux élections régionales en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon est interrogé sur le prix du carnet de 10 tickets de métro, et répond « 15 euros », au lieu de 11,60 euros.
Au-delà du prix des transports publics… En novembre 2015, Myriam El Khomri, ministre du Travail, s’empêtre en direct sur la question du nombre de renouvellements possibles d’un CDD, avant de déclarer au journaliste : « Je ne pourrais pas vous le dire ». Ce contrat peut être renouvelé deux fois.
En 2009, le député UMP Frédéric Lefebvre sèche à définir ce qu’est le « Web 2.0 », alors qu’il est pressenti pour devenir secrétaire d’Etat au numérique. Il hérite finalement du secrétariat au Commerce, à l’Artisanat et aux PME dans le gouvernement Fillon III.
En septembre 2016, interrogée sur le nombre d’administrés de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la conseillère régionale et ex-candidate FN à la présidence de PACA Marion Maréchal-Le Pen concède n’avoir « pas les chiffres exacts », puis répond « deux millions ». La réponse était cinq.
Alain Juppé a commis une gaffe célèbre en 2016. Lors d’un débat télévisé sur la précarité, il a affirmé « connaître le prix des choses » en évoquant « la vendeuse de Prisunic », oubliant que cette chaîne d’hypermarchés avait fermé en 2003, soit treize ans plus tôt.
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