Rachida Dati : « Je ne suis pas ta boniche »… Sa réponse cinglante à Sébastien Lecornu qui la presse de quitter le gouvernement
La ministre de la Culture n’a pas mâché ses mots quand le Premier ministre lui a rappelé qu’il serait bien d’envisager son départ du gouvernement après le vote du budget.
Ce n’est qu’une question de temps. Mais visiblement, aussi bien Emmanuel Macron que Sébastien Lecornu semblent pressés de voir Rachida Dati quitter le gouvernement, elle qui est candidate à la mairie de Paris lors des prochaines élections municipales (15-22 mars).
Selon des informations du Canard Enchaîné, le chef du gouvernement a fait savoir à sa ministre de la Culture, la semaine passée, qu’il serait de bon aloi qu’elle quitte ses fonctions « après le vote du budget », qui a été définitivement adopté ce lundi 2 février.
Un message pour le moins explicite, qui n’a pas manqué de faire réagir l’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy. « Je ne suis pas ta boniche », a rétorqué Rachida Dati d’un ton cinglant au locataire de Matignon, selon le Palmipède.
Pour prendre la suite au ministère de la Culture, le nom de Catherine Pégard, 71 ans, revient avec insistance. A la tête du domaine national de Versailles de 2011 à 2024, cette dernière est actuellement conseillère culture auprès du président de la République.
L’atmosphère serait de plus en plus électrique autour de Rachida Dati. Selon Le Canard Enchaîné, en kiosques ce mercredi 4 février, la ministre de la Culture serait poussée vers la sortie, au grand dam de l’intéressée. Une phrase cinglante, adressée à Sébastien Lecornu, illustrerait la crispation au sommet de l’État, alors que sa succession fait déjà débat.
Les jours de Rachida Dati rue de Valois semblent plus que jamais comptés. D’après les informations du Canard Enchaîné dans son édition du mercredi 4 février, Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu partageraient une conviction : la ministre de la Culture doit quitter le gouvernement. Mais le chef de l’État, prudent, aurait tenu à rappeler à ses proches que la décision relevait avant tout du Premier ministre. Toujours selon l’hebdomadaire satirique, Sébastien Lecornu aurait pris soin de ménager Rachida Dati, en lice pour succéder à Anne Hidalgo à la mairie de Paris. La semaine précédente, il lui aurait suggéré qu’il serait préférable de partir « après le vote du budget », autrement dit très prochainement. Une perspective que la principale intéressée n’aurait guère appréciée. Sa réponse aurait été sans détour : « Je ne suis pas ta boniche. »
En coulisses, la question de sa succession agiterait déjà l’Élysée, et un nom reviendrait déjà avec insistance : celui de Catherine Pégard, 71 ans. « On n’a qu’elle à se mettre sous la main… », aurait confié, un brin fataliste, un conseiller présidentiel au journal. Ancienne présidente du domaine de Versailles pendant plus de dix ans, Catherine Pégard occupe depuis septembre 2025 un poste stratégique : conseillère culture d’Emmanuel Macron. Poste autrefois occupé par Rima Abdul-Malak, devenue ministre de la Culture en 2022. Petit plus qui pencherait en sa faveur, selon une confidence rapportée par Le Canard Enchaîné, elle entretiendrait d’excellentes relations avec Brigitte Macron !
Cette ministre très médiatique qui souhaiterait succéder à Rachida Dati au ministère de la Culture
Pourtant, son arrivée éventuelle rue de Valois ne ferait pas l’unanimité. Toujours d’après l’hebdomadaire, Catherine Pégard souffrirait d’un certain manque de popularité au Château. Sans bureau attitré, elle se déplacerait régulièrement, et dès qu’un espace se libérerait, quelqu’un s’empresserait de l’occuper avant son arrivée. Une ambiance révélatrice des tensions internes. Et puis, une autre personnalité macroniste et bien plus médiatique serait dans les starting-blocks pour le poste : Aurore Bergé, actuelle ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Pour convaincre, elle mettrait en avant son poids politique et sa capacité à faire adopter le projet de loi sur l’audiovisuel public, là où Rachida Dati a échoué.
Invité de Télématin sur France 2, le mardi 3 février, le journaliste Olivier Beaumont, chef adjoint du service politique du Parisien, a confirmé que le départ de Rachida Dati était aujourd’hui inéluctable, alors que sa campagne pour les municipales parisiennes bat son plein. Le journaliste a même avancé un calendrier serré : « Ce réajustement, je pense qu’on peut l’attendre dans les quinze jours, peut-être même avant. » Une échéance qui relance logiquement les spéculations sur l’identité de son ou de sa successeur(e).
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