Affaire Al-Durah, 25 ans après: qui a tué la vérité?
Comment France 2 a diffusé une intox antisémite
Jeremy Stubbs
Le 30 septembre 2000, France 2 diffuse un reportage présentant la mort du petit Mohamed Al-Durah sous les balles de Tsahal à Gaza. Ce scoop mondial est une aubaine pour les ennemis d’Israël, qui l’exploitent ad nauseam depuis 25 ans pour leur propagande antisémite.
Mais incohérent et tronqué, il a aussi suscité les doutes de nombreux observateurs. Si l’un d’eux, Philippe Karsenty, a été condamné pour diffamation, la chaîne publique n’a toujours pas prouvé la véracité de ses images.
Comme le dit Élisabeth Lévy en présentant notre dossier spécial : « L’affaire Al-Durah est aussi un cas d’école du fonctionnement du parti des Médias qui se dresse comme un seul homme contre quiconque menace l’intérêt supérieur du Parti. Les antidreyfusards et les communistes ne pensaient pas différemment ».
L’enquête étayée de Karsenty montrait que l’image de Mohamed Al-Durah tué dans les bras de son père, qui est devenue une icône de la cause palestinienne et une justification de l’« antisionisme », était une mise en scène.
Interviewé par Gil Mihaely, Philippe Karsenty qualifie ce reportage de « plus grand faux antisémite de notre génération ».
Michaël Prazan, se confiant à Élisabeth Lévy et Jean-Baptiste Roques, rappelle que l’accusation contre les Juifs de crime rituel apparaît dans l’Antiquité avant d’être à toutes les époques et sous tous les cieux le prétexte d’effroyables pogromes.
Les avocats Gilles-William Goldnadel et Aude Weill-Raynal reviennent sur les neuf ans de procès qui se sont terminés par la condamnation de Philippe Karsenty.
La Justice n’a pas remis en cause son analyse méthodique des images de France 2 mais a appliqué à la lettre le droit de la diffamation, un jugement « technique » qui ne sert pas la vérité historique.
Juif de gauche et sioniste blessé, Claude Askolovitch continue de penser que le petit Mohamed est mort sous les balles de Tsahal.
Mais plutôt qu’en faire un symbole ou l’étendard d’une cause, il veut lui rendre sa singularité.
Pour Pierre-André Taguieff, les images trompeuses du « petit Mohamed » s’apparentent, par leur charge antisémite, aux « Protocoles des sages de Sion » et à l’affaire Dreyfus.
Quant aux nombreux journalistes qui ont préféré les relayer sans distance critique, ils nous informent sur le corporatisme dévastateur de leur profession.
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