Bien que tous les otages israéliens ont été restitués, Israël détient les corps d’environ 777 Palestiniens en « représailles », causant des souffrances continues aux familles.
Au début de la semaine dernière, Israël détenait 777 corps de Palestiniens identifiés et au moins dix autres corps de ressortissants étrangers.

Parmi ces corps, 373 sont détenus par Israël depuis le 7 octobre 2023.
Haaretz indique que 88 concernent des personnes décédées soit des suites de la détérioration avérée de leurs conditions de détention, soit des suites de tortures infligées par leurs geôliers israéliens. Selon les chiffres communiqués, 53 de ces personnes étaient originaires de Gaza, 32 de Cisjordanie et trois d’Israël.
Selon l’organisation palestinienne Al-Quds (Jérusalem) Legal Aid and Human Rights Center (JLAC), qui mène la campagne pour la restitution des corps des Palestiniens à leurs familles, les corps de ces sept autres Palestiniens décédés en prison avant le début de la guerre sont également détenus par Israël. L’identité d’au moins dix autres détenus de Gaza décédés en détention ces deux dernières années demeure inconnue.
Le motif officiel invoqué par Israël pour conserver ces corps – les utiliser comme monnaie d’échange – n’a plus cours depuis la mise en œuvre du cessez-le-feu et de l’accord de libération des prisonniers. Le fait qu’Israël détienne encore autant de corps témoigne de sa politique de vengeance et de sa volonté d’infliger délibérément des souffrances aux familles.
Les congélateurs des morgues de diverses installations militaires israéliennes conservent 520 des 777 corps. Interrogée par Haaretz, une source « sécuritaire » a indiqué que ces installations disposaient de suffisamment d’espace pour accueillir davantage de corps !
Selon les données de l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem et du département des négociations de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), 256 corps identifiés – dont ceux de Palestiniens tués lors de la seconde Intifada – sont enterrés dans quatre cimetières israéliens, dans ce que les Palestiniens appellent des « tombes numérotées », car elles ne portent aucun nom.

Quinze des corps détenus par Israël sont ceux de personnes âgées de plus de 60 ans, pour la plupart arrêtées lors des vagues d’arrestations à Gaza et en Cisjordanie.
Les corps de dix femmes sont également détenus par Israël. L’une d’elles est Bayan Ubeid, 22 ans, originaire du camp de réfugiés de Tulkarem, tuée avec sa mère lors d’un raid israélien le 23 juin 2024.
Et cela sans compter plus de 9 350 otages palestiniens, dont des enfants, des femmes et des journalistes, actuellement détenus dans les prisons israéliennes. Selon le dernier bilan publié le 19 janvier par des organisations de défense des prisonniers palestiniens, le nombre d’otages palestiniens a doublé entre octobre 2023 et aujourd’hui. Par ailleurs, des dizaines de détenus de Gaza sont toujours portés disparus et leur sort reste inconnu.
CAPJPO-Europalestine
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