Radio J. Ouvert il y a 7ans, le Laboratoire d’Innovation du Groupe Renault à Tel Aviv. Success Story!

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Ce lundi à 7h05 sur Radio J en direct.  Chronique de Daniel Rouach dans l’émission d’Ilana Ferhadian.

Bonjour Ilana,

Les oiseaux de malheur ont perdu! Renaut a eu raison de lancer un projet formidable en Israël.

Le Renault Innovation Lab de Tel Aviv est actif et a été inauguré il y a sept ans par Renault. J’ai eu l’occasion de le visiter avec une délégation d’hommes d’affaires de Lyon et Région menée par la Chambre de Commerce France-Israël de Lyon..

Des anciens étudiants de l’ESCP Business School font partie de l’équipe dirigeante du Renaul Lab. Amos Schupak (Directeur) et Emmanuel Nahmias (Business Development). 

Renault Group Tel Aviv Innovation Lab.

Ce laboratoire d’innovation se concentre sur les domaines clés tels que les capteurs pour la conduite autonome, la cybersécurité et les mégadonnées. Il collabore avec des start-ups israéliennes.

Le Laboratoire d’Innovation du Groupe Renault à Tel Aviv a pour ambition de faire progresser la mobilité de pointe, en mettant l’accent sur les données et l’IA, la cybersécurité, les capteurs (pour les systèmes avancés d’aide à la conduite et les applications embarquées) et les véhicules électriques.

« Au quotidien, nous œuvrons à identifier et tester des technologies israéliennes susceptibles d’être intégrées aux futurs véhicules et services proposés par le Groupe Renault à travers le monde.

Le Laboratoire collabore avec l’écosystème d’innovation local par le biais de projets de prototypage conjoints, en s’appuyant sur notre équipe locale d’innovation ouverte et d’ingénierie, et en étroite collaboration avec les experts, les services de R&D et les instances décisionnelles du Groupe ».

Le laboratoire est situé dans le parc Atidim à Tel Aviv et dispose d’une superficie de 1600 mètres carrés, permettant aux start-ups de tester leurs technologies avec des véhicules réels.

Le Lab est partenaire de l’Autorité israélienne de l’innovation et bénéficie d’un financement pour les projets de POC (Proof of Concept) axés sur la mobilité intelligente.

L’objectif du « Renault Open Innovation Lab » est sur le long terme. Des innovations concrètes voient le jour au bout de cinq ans. L’essentiel, pour l’heure, est de s’être fait une place dans l’écosystème israélien et d’avoir commencé à travailler avec plusieurs start-up triées sur le volet. 

 La compétition fait rage en Israël autour des différents constructeurs qui, comme BMW, Mercedes ou Chrysler, se sont attachés les services des perles de la technologie israélienne. Renault n’a pas enclenché de lours moyens financiers, mais elle est désormais bien positionnée pour tirer son épingle du jeu.

Depuis sa création le Lab a réalisé des dizaines de preuves de concept et de projets collaboratifs fructueux avec des start-ups israéliennes. Le Lab s’appuie sur une équipe d’ingénieurs basée en permanence en Israël.

DES EXEMPLES.

A. Renault a initié un partenariat avec IRP Israël.

Financé par L’Autorité d’Innovation Israélienne, Renault a initié un partenariat avec IRP sur le contrôleur du moteur électrique, qui gère à fois le moteur et la batterie.

Un prototype a été installé sur une Twizy : « Ici on a un prototype de moteur environ deux fois plus petit que l’original, avec une efficacité supérieure. Ce saut est permis par une innovation liée à la commande. Elle permet notamment une accélération vraiment linéaire, ce qui procure plus de plaisir durant la conduite ».

B. APPOLLO POWER.

Renault a adapté des panneaux photovoltaïques sur le toit et le capot de la Zoe, en collaboration avec la start-up israélienne Apollo Power. Faciles à installer, les panneaux marchent comme des autocollants et permettent de réduire le coût énergétique de la voiture du futur.

C. UPSTREAM.

Renault a engagé des partenariats avec plus de 10 start-ups israéliennes et a investi que dans l’une d’entre elles : Upstream qui développe une plate-forme nommée Upstream Security C4 , destinée à protéger les véhicules connectés eux-mêmes ainsi que les services associés.

Via une interface, les constructeurs automobiles et les gestionnaires de flottes peuvent détecter les cybermenaces en temps réel et répondre aux attaques ciblant n’importe quelle partie du châssis des véhicules connectés, assure Upstream Security.

Upstream Security cherche à créer un parapluie virtuel de protection des véhicules contre toutes ces intrusions.

D. Moodify.

Moodify a un accord de licence exclusif avec l’Institut Weizmann pour commercialiser les recherches olfactives de l’université israélienne, afin de produire en masse une variété de produits « à parfum actif ».

Moodify Red, a pour objectif de réveiller le conducteur et donc d’empêcher un accident.

CONCLUSIONS.

Le laboratoire de Renaukt collabore avec l’écosystème local d’innovation à travers des initiatives communes pour produire des prototypes. Jusqu’à présent, il a dirigé plus nombreux projets collaboratifs et des essais de concept avec des startup israéliennes.

Le laboratoire fournit aux startup locales l’espace pour tester des technologies sur de vrais véhicules, mais aussi une équipe d’ingénieurs présente en permanence en Israël.

CYBELLUM. En 2020. La startup israélienne en sécurité informatique Cybellum s’associe avec un centre d’innovation mis en place par les constructeurs automobiles Renault-Nissan-Mitsubishi. L’objectif est de construire de nouvelles solutions de sécurité informatique pour le marché de l’automobile.

Cette collaboration intervient après les succès obtenus par les solutions informatiques que Cybellum a développées au Laboratoire d’alliance de l’innovation. Celui-ci a été mis en place par trois constructeurs à Tel Aviv l’année dernière. Il s’agit d’utiliser les technologies de pointe pour les véhicules du futur dans les domaines de l’électrification, des véhicules connectés, des services, de la conduite automatique et des nouveaux services de mobilité.

La sécurité informatique s’inscrit dans cet effort, ont déclaré le Laboratoire d’alliance de l’innovation et Cybellum dans un communiqué commun.

L’annonce de leur collaboration intervient alors que les Nations unies mettent en place les régulations sur la sécurité informatique et les mises à jour de programmes informatiques qui entreront en vigueur en janvier 2021. Cela ouvrira la voie à « un déploiement massif des véhicules connectés ».

Les voitures d’aujourd’hui peuvent avoir jusqu’à 150 unités électroniques de contrôle et environ 100 millions de lignes de code informatique, quatre fois plus que dans un avion de combat, notaient les Nations unies dans une publication sur ses régulations du 25 juin. Le nombre devrait fortement augmenter pour atteindre 300 millions de lignes de code d’ici 2030.

Tout cela arrive avec des « risques significatifs en matière de sécurité informatique », ont fait savoir les Nations unies. Les pirates informatiques peuvent chercher à avoir accès à des systèmes électroniques et des données, ce qui pourrait menacer la sécurité des véhicules et la vie privée de consommateurs.

Cybellum a développé des logiciels pour évaluer le risque global en matière de sécurité informatique pour la voiture, par opposition à l’évaluation du risque d’un seul composant ou manuellement, comme c’est souvent le cas aujourd’hui.

La technologie de la startup permet de détecter automatiquement un large éventail de défaillances dans les unités de contrôle de la voiture et d’autres programmes mobiles en vérifiant les composantes des logiciels intégrés sans avoir besoin d’accéder à leur code source. Les constructeurs peuvent ensuite prendre des mesures pour éliminer tout risque d’attaque informatique dans le processus de développement et de production avant qu’un dégât ne soit causé, tout en surveillant d’autres menaces.

« Notre collaboration avec Cybellum apportera sur le marché la première solution permettant d’évaluer le risque de vulnérabilité sur l’ensemble du véhicule, d’aider les marques de l’alliance à gérer le risque avec précision, d’économiser du temps et d’être compétitif pour les régulations à venir », a déclaré Eldad Raziel, responsable de la sécurité informatique au laboratoire de l’Alliance d’innovation.

La startup a déjà scellé plusieurs partenariats avec 10 constructeurs d’équipements de voitures et des fournisseurs Tier-1 dans le monde, précisait le communiqué.

« Au laboratoire, nous cherchons des approches novatrices et fraîches aux problèmes les plus fondamentaux dans notre industrie, parmi lesquels la sécurité informatique, a déclaré Etienne Barbier, directeur au laboratoire innovation, dans un communiqué. « La gestion des logiciels de sécurité ne constitue plus une activité optionnelle pour les constructeurs automobiles mais une transformation obligatoire pour un futur avec des programmes complètement automatisés, qui s’auto-évaluent et s’auto-corrigent. L’équipe Cybellum a posé les bases technologiques nécessaires pour faire de ce futur une réalité ».

La coopération cherchera à mettre à profit les solutions de Cybellum « pour obtenir une visibilité complète et continue » du risque en matière de sécurité informatique pour les véhicules et donner les conseils nécessaires sur les moyens de remédier à ces risques, notait le communiqué.

L’expertise des fabricants d’automobile concernant les « architectures des véhicules actuels et futurs conjointement à la place importante de la sécurité créé une vision partagée de la manière dont le cycle de vie des logiciels automobiles devrait évoluer pour répondre aux nouvelles réalités du marché », a déclaré Slava Bronfman, PDG de Cybellum, dans le communiqué.

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