Suite à une enquête du Telegraph, l’encyclopédie a finalement retiré la carte litigieuse de son site
L’Encyclopædia Britannica, référence mondiale du savoir, fait face à une polémique après la publication sur son site pour enfants d’une carte géographique omettant Israël. Le document présentait la « Palestine » comme s’étendant sur toute la zone comprise entre le Jourdain et la mer Méditerranée, sans aucune référence à l’État d’Israël. Selon le quotidien britannique The Telegraph, la carte n’a été retirée qu’après le dépôt d’un recours juridique par une organisation pro-israélienne.
Au centre de la controverse figure l’édition pour enfants de l’encyclopédie, qui cartographiait l’ensemble de la région sous l’appellation unique de « Palestine ». La légende précisait que ce nom désignait la zone du Moyen-Orient située entre le Jourdain et la Méditerranée, une formulation rappelant le slogan « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre », utilisé par les mouvements anti-israéliens.
L’organisation « British Lawyers for Israel » a vivement critiqué cette représentation, dénonçant une négation pure et simple de l’existence d’Israël et de ses frontières internationalement reconnues. Selon ses responsables, cette approche constitue une instrumentalisation politique de ressources éducatives destinées aux enfants.
D’autres entrées sur le site de l’encyclopédie décrivaient également la Palestine comme une région aux frontières floues, s’étendant selon une « conception contemporaine » du Jourdain à la Méditerranée, de la frontière libanaise au Néguev. Cette formulation a également été jugée trompeuse.
C’est Shari Black, auteure et éditrice londonienne de livres pour enfants, qui a alerté l’opinion publique sur cette question. En novembre 2024, elle a interpellé la direction de Britannica pour réclamer une correction du contenu. Malgré une réponse de principe l’assurant qu’un examen serait effectué, aucune modification n’avait été apportée dans les semaines suivantes.
Dans ses déclarations au Telegraph, Shari Black s’est dite stupéfaite qu’une institution éducative de ce calibre puisse diffuser un contenu « contribuant à délégitimer Israël sous couvert d’objectivité ».
Suite à l’enquête du Telegraph, l’encyclopédie a finalement retiré la carte litigieuse de son site. La définition a été actualisée pour préciser explicitement qu’aujourd’hui, « l’État d’Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza occupent cette zone géographique ».
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