Venezuela : Delcy Rodriguez promet une amnistie, la fermeture d’une prison redoutée et une réforme de la justice

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Moins d’un mois après la capture du président Nicolás Maduro par l’armée américaine, la présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a annoncé devant la Cour suprême de justice une amnistie générale couvrant la période de violence politique de 1999 à aujourd’hui. Elle a également promis la fermeture de la prison de l’Hélicoïde et une réforme du système judiciaire. Le projet de loi sera présenté à l’Assemblée nationale.

« Nous avons décidé de promouvoir une loi d’amnistie générale couvrant toute la période de violence politique de 1999 à aujourd’hui », a-t-elle déclaré. Selon Delcy Rodriguez, cette initiative doit « réparer les blessures laissées par la confrontation politique, nourrie par la violence et l’extrémisme » et permettre de « remettre la justice sur les rails dans notre pays », en réorientant « la coexistence entre les Vénézuéliennes et les Vénézuéliens ».

Une prison considérée comme un centre de torture

Elle a aussi annoncé la fermeture de l’Hélicoïde, prison accusée par l’opposition et des militants des droits humains d’être un centre de torture. « Nous avons décidé que les installations de l’Hélicoïde, qui servent aujourd’hui de centre de détention, deviennent un centre social, sportif, culturel et commercial pour la famille policière et pour les communautés voisines », a-t-elle affirmé. Elle a par ailleurs évoqué « une grande consultation nationale pour un nouveau système judiciaire », alors que ONG et opposition dénoncent un appareil judiciaire corrompu et inféodé au pouvoir.

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Les autorités avaient promis le 8 janvier des libérations de prisonniers politiques. Le gouvernement affirme que plus de 800 détenus ont été remis en liberté, tandis que l’ONG Foro Penal estime qu’au moins 711 prisonniers politiques restent incarcérés, dont 65 étrangers. « Les amnisties sont bonnes tant qu’elles ne conduisent pas à l’impunité », a déclaré le président de Foro Penal, précisant qu’une telle mesure ne peut inclure « de graves violations des droits humains » ni « des crimes contre l’humanité ». L’opposante et Nobel de la paix Maria Corina Machado considère pour sa part que l’amnistie est le fruit de la « pression » de Donald Trump et des Etats-Unis.

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