Voici comment le quartier général spécial de la Direction du renseignement a procédé pour localiser les personnes kidnappées.
Sous le commandement du général de division (réserviste) Nitzan Alon, plus de 2 000 militaires ont œuvré à consolider les renseignements concernant les otages à Gaza. L’armée israélienne admet : « Des erreurs ont été commises, causant du tort aux otages, durant l’opération », et révèle la complexité de celle-ci menée pour récupérer le corps du major Ran Gwili, décédé, et retrouvé dans un cimetière de l’est de Gaza.
Depuis le 7 octobre, un quartier général spécial sans précédent est opérationnel au sein de la Division des opérations spéciales du renseignement militaire. Ce quartier général concentre ses efforts de renseignement et opérationnels sur la question des personnes enlevées dans la bande de Gaza. Dirigé par le général de division (réserviste) Nitzan Alon, il compte environ 2 100 militaires, dont 80 % de réservistes, parmi lesquels des représentants de l’unité 8200, de la brigade de recherche et d’autres services de sécurité. L’armée israélienne a admis aujourd’hui (jeudi) qu’à la veille du conflit, aucun organisme n’était préparé à gérer un enlèvement d’une telle ampleur.
Dès sa création, le quartier général a dû faire face à une incertitude extrême. Initialement, le nombre de personnes disparues s’élevait à environ 3 100. Ce n’est qu’à la fin de 2023 que la Direction du renseignement a réalisé que ce nombre oscillait entre 200 et 300, et en décembre 2024, il s’est stabilisé à 251 personnes enlevées (dont les quatre enlevées avant la guerre). Le travail d’identification et de vérification a été mené en coopération avec la police, le Shin Bet, des archéologues et le Commandement Sud.
Le siège opérait dans quatre domaines principaux :
1- Établir un tableau de la situation : cartographie constante des personnes enlevées et disparues.
2- Recherche en matière de renseignement : suivi des organisations terroristes et des otages qu’elles détiennent.
3- Contact avec les familles : médiation de la situation et mises à jour sur les opérations de sauvetage ou la constatation du décès.
4- Effort de négociation : Mise en place d’une équipe dédiée travaillant aux côtés des médiateurs.
L’état-major a qualifié la fusillade accidentelle ayant blessé trois otages d’événement déterminant ayant entraîné une modification des méthodes opérationnelles. Tsahal a reconnu des erreurs lors de la manœuvre terrestre, erreurs qui ont conduit à des blessures pour les otages, dont certains ont même été brutalement assassinés par leurs ravisseurs après une intervention de Tsahal dans la zone. La mission de renseignement est jugée particulièrement complexe en raison de la forte compartimentation au sein du Hamas et des transferts d’otages d’un lieu à l’autre, notamment à Gaza.
Résumé des opérations de restitution (2023-2026) :
En novembre 2023 (« Les portes du paradis ») : cinq personnes enlevées ont été secourues (une lors de l’opération et quatre lors de frappes préliminaires) et 105 personnes enlevées ont été libérées vivantes dans le cadre de l’accord.
En mars 2025 (« Les Ailes de Sprout ») : 47 otages et victimes ont été secourus lors d’opérations spéciales, notamment des raids à Shifa, Nasser, Rafah et Khan Yunis.
En janvier 2026 (« Retour à leurs frontières ») : Idan Alexander, qui avait été enlevé, a été libéré et 10 victimes ont été secourues. Par la suite, 47 autres ravisseurs ont été libérés, dont 20 sont toujours en vie.
Janvier 2026 (« Brave Heart ») : Le corps du sergent Ran Gwilyi a été retrouvé.
L’armée israélienne a déclaré que ni le Hamas ni le Jihad islamique ne savaient avec certitude où Gwilyi était enterré et qu’il s’agissait d’une opération particulièrement complexe, notamment parce qu’un grand nombre de terroristes avaient été tués lors d’opérations israéliennes. Après évaluation par la Direction du renseignement, il est apparu que le combattant de l’EI tombé au combat contre les terroristes le matin de l’attaque avait été enterré en octobre 2023 dans un cimetière de l’est de la ville de Gaza, parmi des terroristes et des Gazaouis. Suite à l’interrogatoire d’un terroriste par le Shin Bet, les enquêteurs ont pu localiser le cimetière à l’emplacement estimé.
Concernant l’affirmation selon laquelle, le mois dernier, Tsahal connaissait l’emplacement de la sépulture de Gwilyi, mais que les autorités politiques n’avaient pas approuvé l’opération, l’état-major a déclaré que le niveau de confiance n’avait été renforcé que récemment, sur la base de renseignements obtenus. Malgré l’existence, même antérieure, d’informations concernant plusieurs lieux suspects, l’opération n’a été lancée qu’après approbation des autorités politiques. Tsahal a précisé n’avoir identifié aucun motif non opérationnel dans la localisation de la dépouille de Gwilyi.
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