Israël veut bousculer les prix le transports aériens
Le marché israélien des transports pourrait connaître un tournant majeur dans les mois à venir. Lors de la conférence Globes Future Infrastructure, le directeur général du ministère israélien des Transports et de la Sécurité routière, Moshe Ben Zaken, a détaillé une série de réformes visant à renforcer la concurrence, tant dans le transport aérien que dans la mobilité urbaine. Deux dossiers concentrent particulièrement l’attention : l’implantation d’une base de la compagnie aérienne low cost Wizz Air à l’aéroport Ben Gourion et l’arrivée annoncée d’Uber sur le marché israélien.
Concernant l’aviation, Moshe Ben Zaken s’est montré confiant quant à l’intérêt croissant des compagnies étrangères pour Israël. Selon lui, Wizz Air manifeste une volonté claire de déployer un nombre important d’avions dans le pays, convaincue de l’existence d’une forte demande pour les vols internationaux. L’ouverture d’une base locale permettrait non seulement d’augmenter la fréquence des vols, mais aussi d’intensifier la concurrence sur des lignes aujourd’hui dominées par un nombre restreint d’acteurs.
Le responsable du ministère a reconnu que les compagnies aériennes cherchent naturellement à limiter la concurrence afin de préserver leurs marges. Toutefois, il affirme que la priorité de l’État reste le pouvoir d’achat des citoyens. Depuis la réforme du « ciel ouvert », le secteur a traversé des périodes de tension, mais les autorités estiment que les effets positifs commencent à se faire sentir. Les campagnes publicitaires récentes mettant en avant des baisses de tarifs sont, selon Ben Zaken, un premier indicateur de cette dynamique concurrentielle.
Le ministère assure par ailleurs maintenir un dialogue étroit avec les compagnies israéliennes. Des auditions ont été menées avec l’Autorité de l’aviation civile afin de trouver un équilibre entre protection du secteur local et ouverture du marché. L’objectif affiché est qu’à terme, chaque passager puisse comparer librement les offres et accéder au meilleur rapport qualité-prix.
En parallèle, la réforme concernant l’introduction d’Uber en Israël progresse rapidement. Longtemps bloqué par des résistances politiques et professionnelles, le projet bénéficie désormais d’un soutien clair de la ministre des Transports. Selon Ben Zaken, le dossier avance « à un rythme sans précédent », avec plusieurs équipes chargées d’adapter le cadre réglementaire israélien aux spécificités du modèle Uber.
Des réserves ont toutefois été exprimées, notamment par des experts du ministère, concernant les risques potentiels en matière d’embouteillages, de fiscalité et d’assurance des passagers. Le directeur général reconnaît ces défis, mais estime qu’aucune réforme d’envergure n’est exempte d’inconvénients. Il souligne que, dans de nombreux pays, Uber s’intègre à des politiques de covoiturage et de mobilité partagée, contribuant à optimiser l’usage de véhicules déjà en circulation plutôt qu’à en ajouter de nouveaux.
L’expérience internationale joue ici un rôle clé. Ben Zaken rappelle que l’usage d’Uber est devenu quasi systématique dans de nombreuses métropoles, tant pour les résidents que pour les touristes. Pour le gouvernement israélien, répondre à cette attente du public est désormais une priorité, malgré les pressions exercées par certains secteurs traditionnels du transport.
À travers ces réformes, les autorités entendent envoyer un signal clair : ouvrir les marchés, stimuler la concurrence et, à terme, faire baisser les prix, que ce soit dans les airs ou sur les routes.
Jérémie de Jforum.fr
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