Le Chiffre Choc. En France, 279 firmes hightech israéliennes emploient 1 750 personnes.

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Les gens continuent de miser sur Israël », a expliqué Elle Taitou Spruch, investisseur chez Planven, une société de capital-risque paneuropéenne, au Times of Israel.

C’est le Royaume-Uni qui arrive en tête de liste, avec 704 entreprises technologiques israéliennes en Europe et un effectif de 6 724 employés. Il est suivi par l’Allemagne avec 415 entreprises et 2 131 employés, puis par l’Ukraine, avec 312 sociétés employant 2 598 personnes. En France, 279 entreprises technologiques israéliennes emploient 1 750 personnes. En Pologne, ce sont 257 entreprises israéliennes qui emploient 1 734 personnes. En Espagne, 356 entreprises emploient 1 415 personnes.

Durant les deux années de guerre contre le Hamas et ses alliés, les pays européens ont intensifié leurs pressions sur Israël au sujet des crimes de guerre présumés à Gaza, alors que l’armée israélienne combattait le Hamas à la suite de l’invasion du sud de l’État juif par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023, une attaque qui a fait plus de 1 200 morts et 251 otages. Israël réfute tout abus et accuse le Hamas de s’être infiltré dans la population civile.

La guerre a provoqué une vague de colère contre Israël dans une grande partie de l’Europe, avec des appels à des sanctions et à un affaiblissement des relations commerciales, en plus de l’embargo sur les armes déjà en vigueur.

La Commission européenne a menacé de suspendre une partie d’un accord commercial portant sur quelque 5,8 milliards d’euros d’exportations israéliennes vers l’Union européenne, son principal partenaire commercial. Au début de l’année, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti qu’Israël était confronté à un isolement croissant, et qu’il pourrait être contraint à devenir une économie autosuffisante.

« On observe, malgré les défis géopolitiques et le sentiment qui prévaut depuis deux ans, une synergie naturelle entre les atouts d’Israël dans les domaines de l’IA, de la cybersécurité, de la robotique et de la défense d’une part, et d’autre part la structure des principales économies européennes, notamment l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, ainsi que les nouvelles priorités de l’UE, en particulier en matière de sécurité intérieure et extérieure », a affirmé Dina Pasca-Raz, associée et responsable de la technologie chez KPMG.

D’après l’étude, les départements de R&D représentent environ 40 % des effectifs d’ingénieurs et de scientifiques européens employés par les entreprises technologiques israéliennes en Europe. Les départements des ventes et du service clientèle constituent le deuxième plus important composant de la main-d’œuvre, les entreprises technologiques israéliennes œuvrant à étendre leur présence mondiale et cherchant à stimuler la croissance de leurs revenus.

« Il y a d’excellents chercheurs et développeurs, et les coûts seront probablement moins élevés qu’en Israël ou aux États-Unis », a souligné Taitou Spruch. « Mais au-delà de la simple question des coûts, nous constatons également que le taux de rotation du personnel est moins important, la concurrence étant moins forte en Europe dans le domaine technologique. »

Selon l’étude, dans les pays d’Europe de l’Est, notamment en Lituanie, en Bulgarie et en Roumanie, les entreprises israéliennes créent de grands centres de services employant des centaines de personnes, et créent ainsi d’importants pôles d’emploi.

Si les entreprises technologiques israéliennes font souvent le choix des États-Unis, marché privilégié pour leur expansion, l’Europe est également « devenue une destination stratégique, qui offre un accès à un marché important, une réglementation fiable et des partenaires industriels de pointe, qui permettent une croissance responsable », a ajouté Taitou Spruch.

Aux fins de l’étude, la notion d’entreprise technologique israélienne a été définie comme une entreprise publique ou privée dont le siège social et au moins 10 % de la main d’oeuvre sont basés en Israël. Parmi les plus grands employeurs technologiques israéliens disposant de centres de R&D en Europe figurent Playtika, Wix, Check Point Software, Verint, CyberArk et NICE.

« La nature de cette activité et le profil de ces entreprises diffèrent du modèle familier d’une jeune start-up ciblant initialement le marché américain », a fait savoir Pasca-Raz. « Une nette majorité, à savoir quelque 60 % des entreprises israéliennes opérant en Europe, sont des entreprises matures (de 8 à 12 ans d’existence), avec des modèles éprouvés et des cadres supérieurs basés dans la région. »

Pour Taitou Spruch, on constate une tendance des « entreprises en phase de croissance précoce à se développer en Europe avec une plus grande facilité que jamais ».

« L’alignement entre les priorités de l’Europe et les atouts d’Israël en matière d’IA, de cybersécurité et de santé crée d’importantes opportunités, qui nous conduisent à prévoir que l’activité israélienne sur le continent continuera à s’accélérer dans les années à venir », a-t-elle poursuivi.

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