Ni oubli ni pardon: 80 ans de la libération d’Auschwitz

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27 janvier 1945 : Libération du camp d’Auschwitz-Birkenau.

Souvenons-nous pour ne pas oublier…
« La libération ne fut pas pour nous un jour de joie ; ce fut un jour de vérité. Les camps de la mort, c’était vrai. Les chambres à gaz, c’était vrai. Les six millions de disparus, c’était vrai. Hébétés, prostrés, titubant dans une noire ivresse, plus que jamais nous nous découvrions prisonniers de nos peurs, de nos rancunes, de nos obsessions, prisonniers de ces morts qui respiraient pour nous et parlaient par notre voix. Les Allemands n’étaient pas les seuls coupables. Ils n’avaient été que le bras aveugle de l’univers ». (p. 148)
« Nous avons survécu à la catastrophe, par une sorte de miracle, une excentricité des circonstances, une erreur des statistiques, un oubli de la Gestapo. Nous avons repris le cours de notre existence, instruits par l’expérience, mûris par l’épreuve, prêts à affronter l’avenir, assumant librement notre condition juive et notre condition française. Rien n’est clos. L’aventure recommence. Dites-le à tous : le judaïsme français vit. » (p. 322)

Excipit de : Rabi, « Anatomie du judaïsme français », 1962.

Ni oubli ni pardon
Aujourd’hui commémoration des 80 ans de la libération d’Auschwitz.

Pour ne pas oublier que la haine conduit à l’innommable !

Poème inspiré d’une lettre d’amour retrouvée dans un camp de concentration en ruines.

Giflé par un vent chaud
Un train pour bestiaux
Emmène comme des veaux
Des êtres humains vers Birkenau
Wagons plombés, sans nourriture et sans eau
Ne sachant rien de ce qui les attend
Bruit de bottes des bourreaux
Ordres aboyés en allemand
Destination l’horreur, l’inommable
Camps d’extermination…des capots
À la cruauté inimaginable !
Seule chance de survie pour certains
Devenir des bêtes, des non humains
Sans âme, nus, rasés, tatoués
Injuriés, frappés, humiliés
Dormant dans le froid, tête bêche, encastré
Dans ce décor sinistre, halluciné
Comme un Christ crucifié
Une voix s’élève et chante
 » Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné « ?
Des images indescriptibles qui hantent
Les fantômes de vingt six kilos
Libérés, hagards, de l’enfer de Birkenau !

Rosemary Romy Label RR
Illustration BernArt.
JForum.fr avec Meta

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