Algérie : Depuis Alger, Ségolène Royal appelle au « respect » envers le président Tebboune

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Pour sortir de la crise entre la France et l’Algérie – encore relancée la semaine dernière par la diffusion d’un « Complément d’enquête » sur France 2 – Ségolène Royal mise sur le dialogue. En visite à Alger, l’ancienne ministre a affirmé que reconstruire la relation bilatérale était un « devoir » et appelé au respect de la « souveraineté nationale » de l’Algérie.

L’ex-candidate à la présidentielle, récemment devenue présidente de l’Association France-Algérie (AFA), a été reçue par le président algérien Abdelmadjid Tebboune au début de sa visite de plusieurs jours. « Je suis très honorée de l’audience que vient de m’accorder monsieur le président Abdelmadjid Tebboune, qui prouve sa volonté de dialogue dès lors que le respect et la considération sont également au rendez-vous », a-t-elle déclaré après la rencontre.

Le Sahara occidental, étincelle de la crise

Paris et Alger restent empêtrés dans une crise diplomatique à la suite de la reconnaissance, à l’été 2024 par la France, d’un plan d’autonomie « sous souveraineté marocaine » pour le Sahara occidental. L’Algérie soutient le mouvement indépendantiste du Polisario. Depuis, une succession de nouveaux épisodes de crispation sont venus entretenir les tensions.

« La reconstruction de l’amitié entre la France et l’Algérie est un devoir que nous avons d’abord envers les jeunes générations des deux rives », a soutenu Ségolène Royal. « Il faut faire reculer les postures politiciennes, les provocations, les discours qui déchirent de la part de ceux qui ne veulent pas que l’Algérie avance et qui ne veulent pas encore admettre la souveraineté nationale de l’Algérie », a-t-elle ajouté, en disant espérer que les autorités françaises finiraient « aussi par respecter cette souveraineté nationale ».

Notre dossier sur l’Algérie

Selon elle, « la mémoire n’est jamais une rente ni une culpabilité héréditaire, c’est une vérité des blessures et des traumatismes qui doivent être nommés, réparés, excusés, sans je ne sais quelle contrepartie ». L’ex-ministre a donc jugé que la France devait restituer des biens culturels et des archives à l’Algérie, ainsi que lui transmettre le « dossier complet sur les essais nucléaires dans le Sahara afin de mesurer l’ampleur des dégâts et les réparer ». « C’est ce que je dirai au président Emmanuel Macron à mon retour pour l’inciter à agir en ce sens, comme d’ailleurs il l’avait dit au début de son quinquennat », a-t-elle conclu.

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