Un an après leur libération, les anciennes otages Naama Levy et Karina Ariev sont revenues sur leurs moments de liberté dans une interview accordée à la radio de l’armée, Galei Tsahal, évoquant à la fois la peur, la résilience et les défis de la réhabilitation.
Les deux femmes ont décrit la cérémonie organisée par leurs ravisseurs au moment de leur remise en liberté. Plutôt que de se sentir humiliées, elles ont ressenti ce moment comme un symbole de force. « Nous avons compris qu’il y aurait une cérémonie. Nous sommes montées sur scène et, instinctivement, nous avons su que nous avions gagné, que nous avions survécu, que vous ne nous aviez pas brisées », a expliqué Karina Ariev.
Naama Levy a quant à elle évoqué les heures terrifiantes passées dans l’abri anti-bombes de Nahal Oz le 7 octobre 2023 : « Ces heures semblaient durer une éternité. On est assis avec des amis qui ont été tués, on ne comprend pas pourquoi le temps ne passe pas, on ne sait pas ce qui va se passer. »
Les deux anciennes otages se sont également remémoré leur première rencontre en captivité. Elles se sont retrouvées par hasard dans une cachette et ont passé plusieurs jours à ne plus se quitter, parlant sans interruption dès qu’elles ont compris qu’elles étaient réunies.
Aujourd’hui, Naama et Karina parlent aussi des difficultés de leur retour à la vie normale. « Nous sommes revenues dans une euphorie folle qui a duré quelques mois, et une fois que tout s’est calmé, des luttes personnelles et des traumatismes non résolus ont refait surface », confient-elles.
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