Donald Trump a choisi un symbole fort pour afficher la puissance américaine au Moyen-Orient : le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln (CVN-72). Le bâtiment a été envoyé dans la région alors que Washington durcit son ton face à l’Iran, et que le président américain évoque l’envoi d’une « big force » en cas d’escalade comme l’explique Reuters.
L’arrivée du navire dans la zone a été confirmée par les médias américains comme Associated Press, qui précise que le porte-avions opère désormais sous l’autorité du CENTCOM (le commandement américain en charge du Moyen-Orient), accompagné de plusieurs navires d’escorte. Ce déploiement redonne aux Etats-Unis une capacité de pression immédiate dans une région où la situation peut basculer en quelques heures.
L’un des plus grands bâtiments de guerre
L’USS Abraham Lincoln n’est pas un navire « classique ». C’est une forteresse flottante de classe Nimitz, propulsée par deux réacteurs nucléaires, conçue pour rester longtemps en mer et se déplacer rapidement d’un théâtre d’opérations à un autre. Ses dimensions – plus de 330 mètres de long – et son déplacement massif en font l’un des plus grands bâtiments de guerre jamais construits, pensé pour servir de base aérienne mobile à des milliers de kilomètres du territoire américain.
Sa force principale ne vient pas d’un arsenal de missiles offensifs embarqués, mais de l’aviation qu’il transporte : le porte-avions peut mettre en œuvre un groupe aérien complet, avec des chasseurs multirôles F/A-18 Super Hornet, des avions de guerre électronique EA-18G Growler capables de perturber les radars et communications adverses, ainsi que des appareils de veille aérienne E-2 Hawkeye pour détecter menaces et mouvements à grande distance. C’est cet arsenal qui transforme le navire en outil de frappe, de surveillance et de dissuasion.
Un système de défense rapproché
Pour se protéger, l’USS Abraham Lincoln dispose aussi de systèmes défensifs rapprochés destinés à contrer des menaces immédiates, notamment des missiles antinavires ou des drones. Les informations techniques publiques mentionnent notamment des missiles de défense type Sea Sparrow, des systèmes RAM et des canons automatiques Phalanx, mais l’essentiel de sa sécurité repose sur son groupe d’escorte, des destroyers et autres bâtiments capables de créer un bouclier antiaérien plus large autour du porte-avions.
Notre dossier sur les Etats-Unis
Reste que ce déploiement ne se lit pas uniquement en termes militaires : il s’agit aussi d’un message politique, adressé à l’Iran comme aux alliés régionaux des Etats-Unis. Dans un Moyen-Orient où les menaces évoluent, des spécialistes cités par le New York Post, soulignent aussi la montée des risques « asymétriques », comme les attaques par drones en essaim, qui obligent même les groupes aéronavals les plus puissants à adapter leurs protections.
La source de cet article se trouve sur ce site

