«J’AI DONNÉ DES ORDRES TRÈS CLAIRS» : DONALD TRUMP MENACE DE «RAYER» L’IRAN DE LA CARTE SI TÉHÉRAN L’ASSASSINE
Donald Trump a averti à la télévision américaine mardi 20 janvier que l’Iran serait «rayé» de la carte si Téhéran orchestrait son assassinat. Une réaction aux menaces à son encontre prononcées par un officier supérieur iranien plus tôt dans la journée.
Le 47e président américain ne compte pas se laisser faire. Dans un entretien avec la chaîne News Nation ce mardi, Donald Trump a averti l’Iran de graves représailles en cas d’offensive à son encontre.
«J’ai donné des ordres très clairs. Si quoi que ce soit arrive, ils seront rayés de la surface terrestre», a-t-il assuré à la télévision américaine.
Une déclaration en réponse général iranien Abolfazl Shekarchi. Plus tôt dans la journée, l’officier supérieur menaçait le dirigeant américain de mort si Washington s’en prenait à la personne du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans.
«Donald Trump sait que si l’on porte la main sur notre dirigeant, nous ne couperons pas seulement cette main. Et ce ne sont pas des paroles en l’air», avait-il prévenu.
L’IRAN DANS LE COLLIMATEUR
Depuis l’opération «Marteau de minuit» en juin dernier, lors de laquelle les États-Unis – fervent soutien d’Israël dans la région – ont frappé trois sites nucléaires iraniens, Donald Trump garde un œil sur Téhéran.
Au-delà des ambitions nucléaires de l’Iran, que le président américain considère comme une menace, une vague de contestation inédite a éclaté dans tout le pays depuis le 28 décembre, l’une des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.
Les Iraniens réclament le départ du Guide suprême, qui concentre tous les pouvoirs. Mais ces manifestations ont été écrasées par une répression meurtrière, dont les chiffres n’ont pas été officiellement recensés. Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU, au moins 3.428 manifestants ont été tués.
Son directeur, Mahmood Amiry-Moghaddam, a déclaré lundi 20 janvier que le nombre de manifestants tués pourrait même «dépasser les estimations médiatiques les plus élevées», allant jusqu’à 20.000 morts, dénonçant «l’un des plus grands massacres de manifestants de notre époque».
Les arrestations se son enchaînées et l’accès à Internet demeure très restreint. La semaine passée, l’agence de presse Tasnim avait fait état de 3.000 arrestations, tandis que des groupes de défense des droits humains estimaient qu’elles se chiffraient à quelque 25.000.
LES IRANIENS ISOLÉS
Des chiffres qui ont donné le vertige à Donald Trump, malgré sa réticence à œuvrer pour la paix depuis que la Norvège a refusé de lui attribuer le prix Nobel. Le dirigeant américain a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation.
Plusieurs voix de la diaspora iranienne, dont celle de la prix Nobel de la paix 2003, l’avocate et ancienne juge Shirin Ebadi, ont suggéré que Washington mène des «actions hautement ciblées», notamment contre Ali Khamenei.
Dans son inflexibilité, le Guide suprême iranien s’isole. Le Forum économique mondial de Davos a annulé la venue du chef de la diplomatie iranienne ce mardi, au vu «de la perte tragique de vies civiles en Iran». Le diplomate a imputé cette décision aux «mensonges et pressions politiques exercées par Israël et ses mandataires» aux États-unis.
Ce vendredi, une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU va se tenir pour débattre de la «détérioration» des droits humains en Iran. Le pays, asphyxié par les sanctions internationales, est par ailleurs sous la menace de nouvelles mesures de l’Union européenne, en réponse à la «répression brutale». Il s’agirait «d’interdire les exportations supplémentaires de technologies critiques liées aux drones et aux missiles», indiquait Ursula von der Leyen sur X.
Pour l’heure, les communications restent toujours soumises à des restrictions strictes en Iran, onze jours après un black-out global et inédit imposé par les autorités iraniennes. Mardi 20 janvier, le pays était toujours «isolé» des réseaux mondiaux, mais les applications de messagerie locales ont été réactivées. Les Iraniens peuvent ainsi de nouveau passer des appels et envoyer des SMS à l’étranger, mais toujours pas en recevoir.
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