Trump dit que seule la « grande puissance » des Etats-Unis peut défendre le Groenland
«Cela nous a coûté beaucoup de protéger le Groenland [pendant la guerre] […] Nous nous sommes battus pour le sauver » […] « Sans nous, ils parleraient allemand ou peut-être japonais » […] « Puis nous l’avons rendu ».
« L’Europe ne va pas dans la bonne direction »
«Certains endroits en Europe sont devenus méconnaissables […] La France par exemple, je ne la reconnais pas », lâche-t-il […] « C’est stupide de construire des éoliennes ».
Le discours de Donald Trump débute
Il le débute par un bilan dithyrambique de sa première année de mandat. « L’économie américaine va pour le mieux »… Il assure aussi que les Etats-Unis sont « le moteur » de l’économie mondiale.
Le patron de la banque américaine JP Morgan plaide pour « maintenir le monde occidental uni »
«Nous avons besoin d’une Otan plus forte », « d’une Europe plus forte », a plaidé mercredi le patron de la banque américaine JPMorgan Jamie Dimon lors d’un entretien au Forum économique mondial.
« Je pense qu’il est juste que nous nous plaignions que l’Otan n’en ait pas fait assez […] Comment la rendre plus solide ? Et je pense que nous avons besoin d’une Europe plus forte. Je pense que c’est bon pour l’Amérique », a expliqué Jamie Dimon, estimant que « maintenir le monde occidental uni » est « la meilleure chose à faire »
Donald Trump est arrivé à Davos
L’heure de son discours, initialement prévu à 13h30, n’est pas encore connue.
Le Royaume-Uni ne « cédera pas » aux pressions de Trump
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a assuré mercredi qu’il ne céderait pas aux pressions de Donald Trump et que le Royaume-Uni continuerait de soutenir le Groenland face à la volonté du président américain de s’emparer de ce territoire danois.
« Je ne céderai pas. Le Royaume-Uni ne cédera pas sur ses principes et valeurs et sur l’avenir du Groenland, sous la menace de droits de douane », a déclaré Keir Starmer devant la Chambre des communes. Il a aussi indiqué qu’il recevrait jeudi la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, pour des discussions bilatérales.
Contrairement à Trump, le chef de l’Otan est persuadé que les alliés européens viendraient à la rescousse des Etats-Unis
Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte s’est dit convaincu mercredi que les pays européens viendraient en aide aux Etats-Unis si nécessaire, contrairement aux affirmations de Donald Trump.
Le président américain a affirmé avoir des doutes sur l’engagement des pays européens de l’Alliance aux côtés des Etats-Unis, en cas de déclenchement de l’article 5 du traité de l’Otan, qui oblige chaque membre à venir en aide à un autre en cas d’attaque.
« Je n’ai aucun doute sur le fait que les États-Unis viendront à la rescousse [de l’Europe], et que nous viendrons à la rescousse des États-Unis », a expliqué Mark Rutte lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial en Suisse.
Une « diplomatie réfléchie » est le seul moyen de gérer la crise, selon le chef de l’Otan
Une « diplomatie réfléchie » est le seul moyen de gérer la situation après les menaces de Donald Trump d’annexer le Groenland, a affirmé mercredi le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte.
« Je peux vous assurer que la seule manière d’y faire face, au bout du compte, c’est une diplomatie réfléchie », a-t-il assuré lors d’un débat au Forum économique mondial à Davos en Suisse.
Il serait « particulièrement destructeur » pour l’Europe de cibler la Tech en représailles, prévient un haut responsable de Meta
Un haut responsable du géant américain de la technologie Meta a estimé mercredi qu’il serait « particulièrement autodestructeur » pour l’Union européenne de cibler le secteur de la tech en cas de riposte commerciale. « Je pense qu’il serait particulièrement destructeur pour l’Europe de cibler la tech en représailles », a déclaré Joel Kaplan, directeur des affaires internationales de Meta, en marge du Forum économique de Davos.
Ces déclarations interviennent alors que Bruxelles envisage une panoplie de mesures pour dissuader toute tentative américaine d’annexer le Groenland, territoire autonome danois. Il s’agirait notamment de sanctions contre des géants technologiques américains.« Des millions de petites entreprises comptent sur nos services pour viser leurs clients et faire croître leurs activités et créer des emplois en Europe », a justifié Joel Kaplan.
Pour von der Leyen, l’Europe doit rompre avec sa « prudence traditionnelle » dans ce monde de « puissance brute »
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé mercredi l’Europe à rompre avec sa « prudence traditionnelle » face aux défis d’un monde « de plus en plus anarchique » et défini par la « puissance brute ».
« Nous vivons désormais dans un monde défini par la puissance brute, qu’elle soit économique ou militaire, technologique ou géopolitique », a-t-elle lancé devant le Parlement européen à Strasbourg, évoquant « la situation instable » dans l’Arctique et au Groenland, les bombardements en Ukraine ou encore les tensions au Moyen-Orient et dans la région indo-pacifique.
« Le changement qui s’opère dans l’ordre international n’est pas seulement considérable, mais qu’il est amené à durer », a-t-elle souligné. « Il nous faudra rompre avec la prudence traditionnelle de l’Europe », a-t-elle insisté.
Les Européens devraient éviter un « réflexe de colère » au sujet du Groenland
Les Européens devraient éviter un « réflexe de colère » et écouter les arguments du président Trump à Davos concernant une acquisition du Groenland, a déclaré mercredi le secrétaire au Trésor Scott Bessent. « Je vais dire à tout le monde : inspirez profondément. N’ayez pas ce réflexe de colère que nous avons observé, ni cette amertume », a-t-il déclaré quelques heures avant l’arrivée prévue du président américain à Davos. « Pourquoi ne s’assoient-ils pas et n’attendent-ils pas que le président Trump soit là, pour écouter ses arguments ?, » a-t-il interrogé.
Scott Bessent a jugé « incendiaires » les critiques adressées à l’administration américaine mardi à Davos par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et par Emmanuel Macron.
Les États-Unis « se comportent très bizarrement pour des alliés », estime la présidente de la BCE
Les États-Unis « se comportent très bizarrement pour des alliés », a déploré mercredi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, au micro de RTL. « Quand on est alliés au sein du traité de l’Atlantique Nord, quand on a été des alliés pendant des décennies et qu’on a participé à l’histoire respective les uns des autres, menacer de s’emparer d’un territoire qui manifestement n’est pas à vendre comme le Groenland et agiter des restrictions tarifaires, des restrictions d’ordres divers sur le commerce international, n’est pas vraiment faire preuve d’un comportement très allié », a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué qu’elle serait attentive au discours du président américain, prévu mercredi.
Après l’incident sur Air Force One, Trump arrivera à Davos avec « environ trois heures de retard »
«Je crois que le président Trump va avoir environ trois heures de retard », a dit Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor à des journalistes à Davos. Le premier appareil du président américain avait dû faire demi-tour à la suite d’un problème technique. Le président avait finalement pu décoller avec environ deux heures et demie de retard sur l’horaire initial, à bord d’un autre appareil.
La France demande un « exercice de l’OTAN » au Groenland et se dit « prête à y contribuer »
La France veut un « exercice de l’Otan » au Groenland et est « prête à y contribuer », a indiqué mercredi l’Elysée, alors que le président américain Donald Trump répète qu’il veut s’emparer de ce territoire autonome danois.
Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, ont déjà envoyé du personnel militaire sur ce territoire pour une mission de reconnaissance en vue d’un exercice danois organisé avec des alliés de l’Otan, mais en dehors du cadre de l’alliance atlantique et donc sans l’implication des Etats-Unis.
Cela avait provoqué la colère de Donald Trump, qui avait menacé ses alliés participant à ces manœuvres d’imposer de nouveaux droits de douane allant jusqu’à 25 %.
Faux départ pour Trump, Air Force One fait demi-tour après un « problème électrique mineur »
Donald Trump s’est envolé pour la seconde fois pour le Forum de Davos mercredi après qu’un premier appareil a dû faire demi-tour à la suite d’un problème technique.
Le président américain est parti de la base aérienne Andrews près de Washington à bord d’un second appareil après que l’avion Air Force One qui le transportait initialement a été obligé de se poser après environ 90 minutes de vol en raison d’un « problème électrique mineur », selon la Maison-Blanche.
Le second décollage s’est produit peu après 6 heures, soit avec environ deux heures de retard par rapport à l’horaire initial.
Le discours de Trump prévu à 14h30
Le discours au Forum de Davos du président américain, auquel il participe pour la première fois depuis 2020, est prévu à 14h30. Donald Trump a en outre annoncé qu’il tiendrait par ailleurs plusieurs réunions sur le Groenland.
Trump énigmatique sur ses intentions à Davos
Avant son départ pour le Forum économique mondial à Davos, où il sera au cœur d’une crise qu’il a lui-même suscitée autour du sort du Groenland, Donald Trump a raillé les Européens avec virulence. « Je vais dans un endroit magnifique en Suisse, où je suis sûr d’être très attendu », a-t-il dit avec un sourire lors d’un point de presse à la Maison-Blanche marquant sa première année de retour au pouvoir. Interrogé sur les extrémités jusqu’auxquelles il était prêt à aller pour acquérir l’île auprès du Danemark, membre de l’Otan, le président américain a répondu : « Vous le découvrirez. »
Mais mardi soir, tandis qu’il quittait la Maison-Blanche pour prendre l’avion, il a admis n’avoir « aucune idée » de la façon dont son voyage à Davos allait se dérouler.
Bienvenue dans ce nouveau Live
Bonjour à toutes et à tous. Une nouvelle fois, la rédaction de 20 Minutes est mobilisée pour vous donner l’ensemble des informations sur la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland.
La journée de mercredi s’annonce intense diplomatiquement sur cette crise qui fissure l’Otan. Le président des Etats-Unis est en effet attendu à Davos, en Suisse, où des discussions avec les Européens sont prévues.
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