Le secteur florissant de l’économie israélienne?

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Le moteur de l’économie israélienne s’est accéléré, laissant le monde sous le choc

Malgré la situation sécuritaire précaire de ces dernières années, le secteur des hautes technologies israélien est en plein essor. Un article détaillé de Bloomberg a été consacré à l’analyse de ce succès et des nouvelles tendances dans un monde en mutation.

« Les États du Golfe veulent profiter de la force d’Israël, car ils ont constaté son succès », affirme un long reportage de Bloomberg Television, révélant comment la haute technologie israélienne non seulement n’a pas été freinée pendant la guerre de l’Épée de fer, mais a battu de nouveaux records en 2025 avec une levée de fonds de 15,6 milliards de dollars.

L’article, publié le 18 janvier 2026 par le journaliste David Westin sous le titre « Comment les startups israéliennes ont levé des montants records de capitaux privés », présente un tableau surprenant : contrairement aux prédictions pessimistes, le moteur de l’économie israélienne s’est accéléré précisément au milieu d’une guerre en cours.

D’après les données publiées par Bloomberg, les entreprises israéliennes ont levé environ 15,6 milliards de dollars en 2025, une forte hausse par rapport aux 12,2 milliards de dollars de 2024. Le nombre de sorties a même triplé et le secteur des hautes technologies a continué de se développer malgré les incertitudes liées à la sécurité.
Parmi les événements les plus marquants, citons le rachat par Google d’une entreprise israélienne de sécurité cloud pour plus de 30 milliards de dollars, une acquisition majeure qui constitue la plus importante opération privée de son histoire, intervenue au lendemain des attentats du 7 octobre.

Dan Sanor , auteur du livre « Startup Nation » et animateur du podcast Call Me Back, explique ce phénomène inhabituel dans l’article : « Le secteur technologique israélien représente actuellement environ 17 % du produit intérieur brut (PIB), un taux nettement supérieur à celui de la Corée du Sud (13 %), des États-Unis (10 %) et de l’Union européenne (moins de 5 %). »

Selon lui, Israël « fait des merveilles » depuis des années, grâce notamment à une densité sans précédent d’entreprises multinationales : environ 450 sociétés internationales ont établi des activités en Israël, dont certaines n’établissent de centres de R&D nulle part ailleurs dans le monde en dehors des États-Unis.

L’un des messages clés de l’article est le rôle de l’armée comme moteur d’innovation. Le service militaire n’est pas seulement une source de technologies de défense, mais aussi un terreau fertile pour le développement du leadership, du travail d’équipe et des technologies à double usage, civiles et militaires.

Selon les personnes interrogées, la combinaison d’un besoin constant de sécurité et de créativité civique a créé un écosystème dont la force repose sur la collaboration de tous. Bloomberg souligne également un changement fondamental dans la carte des investissements : fini la dépendance exclusive aux capitaux américains, place à un renforcement des alliances avec l’Asie et les pays du Golfe.

Les changements les plus notables sont une augmentation des investissements en provenance des Émirats arabes unis, de Bahreïn et même d’Arabie saoudite – certains publics, d’autres plus discrets. Les États du Golfe, affirme-t-on, cherchent à « profiter de la puissance d’Israël » après avoir constaté sa capacité à transformer une crise sécuritaire en opportunité technologique.

Eli Raizin , vice-président de la stratégie chez OurCrowd, révèle dans l’article une collaboration tripartite : le fonds « Tripont », fruit d’un partenariat entre les États-Unis, Israël et la Corée du Sud. Ce fonds vise non seulement à développer des technologies de pointe, mais aussi à les produire dans le cadre d’un partenariat industriel. Hyun-Jun Kim , PDG de NH Ventures (Corée du Sud), confirme : Israël peut servir de partenaire stratégique aux startups coréennes souhaitant conquérir le marché américain, tandis que la Corée leur apporte des capacités de production de haute qualité à un coût compétitif.

L’article n’ignore pas la complexité morale et émotionnelle. Musial Biton , PDG d’Ideonics, décrit comment une technologie civile développée par l’entreprise s’est retrouvée au service de la sécurité : « Ce n’était pas notre vision initiale, mais aujourd’hui nous comprenons que c’est aussi un devoir, une forme de service. »

Au début de la guerre, les investisseurs étrangers se montraient réticents, principalement par souci d’image. Cependant, selon Raizin, après la fin des combats, on a observé une forte reprise, voire un nouvel élan d’intérêt international, avec notamment des délégations du Japon, de Corée, de Taïwan et du Canada.

Bloomberg dresse le portrait d’une puissance technologique née de la crise : un accent croissant mis sur la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les technologies de sécurité, ainsi qu’une collaboration mondiale renforcée. La « startup nation », qui prospérait déjà avant le 7 octobre 2023, non seulement poursuit son développement, mais continue de s’étendre et d’entraîner le monde entier dans son sillage.

JForum.fr avec www.maariv.co.il

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