Gaza: la coopération américano-israélienne est indispensable

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Phase 2 à Gaza : début – sans le retour du sergent Ran Gvili et avec la Turquie au pouvoir c’est la coopération américano-israélienne qui est indispensable

Les Américains font pression pour accélérer le transfert du contrôle civil de la bande de Gaza du Hamas vers les États-Unis. Israël pourrait se retrouver confronté à une force de police à laquelle il s’oppose et, plus grave encore, à l’implication de la Turquie et du Qatar dans l’un des organes de gouvernance de Gaza. Les réserves exprimées par le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu sont essentiellement symboliques. Israël devrait se conformer à la transition vers la phase 2.

La Maison Blanche a annoncé samedi le passage à la phase 2 de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, avec la création du « Comité national pour la gestion de Gaza », un nouvel organe civil dirigé par le Dr Ali Shaati. Son rôle, selon l’annonce, est de rétablir les institutions civiles et de mettre fin au chaos gouvernemental dans la bande de Gaza.

La mise en place de la phase 2

Cette initiative est présentée à Washington comme la fin du contrôle du Hamas et la transition vers une administration civile de facto sous supervision américaine et israélienne – alors même que la dépouille du sergent Ran Gvili z »l, n’a pas encore été rapatriée en Israël.
Au cœur de ce plan se trouve le « Conseil de paix », présidé par le président Donald Trump, qui constituera le plus haut échelon politico-économique pour la gestion de la bande de Gaza durant la période de transition.
Ce conseil comprend des membres proches de l’administration Trump, dont Jared Kushner, Steve Witkoff et Marco Rubio, ainsi que des personnalités internationales du monde des affaires et de la diplomatie, notamment Tony Blair et le directeur général de la Banque mondiale.
L’Égypte, la Turquie, le Qatar et les Émirats arabes unis participeront également à la gestion et au financement du projet – une implication qui suscite des interrogations et l’indignation  à Jérusalem, notamment compte tenu du rôle de la Turquie dans la région.
Le Cabinet du Premier ministre israélien a réagi vivement: « L’annonce de la composition du Comité exécutif de Gaza n’a pas été coordonnée avec Israël et est contraire à sa politique. »

L’annonce de la composition du Comité exécutif de Gaza, qui relève de la Conférence de paix, n’a pas été coordonnée avec Israël et est contraire à sa politique.
Le Premier ministre a chargé le ministre des Affaires étrangères de contacter le secrétaire d’État américain à ce sujet.

Un volet sécuritaire essentiel du plan est la mise en place d’une « force internationale de stabilisation » placée sous le commandement du général américain Jasper Jeffers. Cette force aura pour mission de démilitariser intégralement la bande de Gaza, de sécuriser l’acheminement de l’aide humanitaire et d’empêcher le retour du terrorisme.
Selon la Maison Blanche, cette force veillera à ce que l’aide humanitaire soit exclusivement consacrée à la reconstruction civile et non au renforcement militaire.
Dans une déclaration publiée sur le site web TRUTH, Trump a écrit que le passage à la phase II fait suite à des « progrès sans précédent » dans l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza depuis le cessez-le-feu – des progrès, a-t-il affirmé, reconnus par l’ONU elle-même.
Trump a annoncé qu’en tant que président du « Conseil de paix », il soutient la mise en place d’un gouvernement technocratique palestinien intérimaire qui gouvernera Gaza pendant la période de transition, accompagné du représentant du Conseil.
Selon lui, avec le soutien de l’Égypte, de la Turquie et du Qatar, un accord de désarmement global sera signé avec le Hamas, prévoyant la remise complète des armes et le démantèlement de tous les tunnels.
Trump a clairement indiqué que le Hamas est tenu de restituer immédiatement la dépouille du dernier otage et de procéder à un désarmement total : « Ils peuvent le faire par la voie facile ou par la voie difficile. »
Cependant, en Israël, on constate un fossé important entre les déclarations et la réalité : la phase 2 est en cours, tandis que le corps du tombé de Tsahal est toujours sous le contrôle de l’organisation terroriste.

Washington, Jérusalem et la réalité stratégique

Les récents échanges entre Washington et Jérusalem au sujet de Gaza illustrent moins un désaccord qu’un fait géopolitique constant: l’État hébreu est l’unique puissance régionale capable de contenir l’Iran, et l’Amérique le sait parfaitement. Les critiques adressées au Premier ministre israélien sur la gestion de “l’après-Gaza” ne doivent pas masquer cet élément central : sans Israël, l’architecture de sécurité au Moyen-Orient s’effondrerait.
Pour Washington, gérer Gaza, c’est projeter son influence ; pour Jérusalem, c’est une question existentielle. Là réside le cœur du malentendu. Lorsque les conseillers de la Maison-Blanche affirment que “c’est notre show”, ils oublient que c’est sur le front israélien que se joue la crédibilité occidentale face aux régimes dictatoriaux , à commencer par Téhéran. Les drones, les missiles, les milices chiites et les proxies menacent Israël parce qu’ils veulent atteindre l’Occident.
Et pourtant, malgré les divergences tactiques, la coopération américano-israélienne n’a jamais été aussi indispensable. Washington ne peut pas se permettre un retour du chaos djihadiste à Gaza ; Israël ne peut accepter une enclave islamo terroriste à ses portes. Chacun a besoin de l’autre, et chacun le sait.
À ceux qui rêvent d’une “punition” d’Israël ou d’un retrait américain, il convient de rappeler une évidence: chaque fois que les démocraties quittent le champ, les tyrannies s’y précipitent. Qu’on le veuille ou non, le succès de la stabilisation de Gaza constitue un test global de la capacité occidentale à défendre ses alliés, ses principes et son ordre international.
Si ce plan réussit, il prouvera qu’Israël n’est pas seulement une nation résiliente, mais un pilier stratégique de la civilisation occidentale.
Si l’Occident échoue — à cause de ses hésitations ou calculs politiciens — alors d’autres régimes, bien moins scrupuleux, écriront les prochaines pages de l’histoire.

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