Où sont les défenseurs des droits de l’homme du peuple iranien ?

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‌Où sont donc les soi-disant défenseurs des droits de l’homme du peuple iranien ?

Le double standard nauséabond de l’industrie des droits de l’homme

par Majid Rafizadeh

Les Nations Unies, les principales ONG, les politiciens libéraux et les réseaux militants de gauche semblent se complaire à se présenter comme une sorte de conscience morale supérieure du système international. Ils parlent le langage de la « justice », de la « dignité » et des « droits humains universels » et insistent – ​​parfois par des menaces et des violences – sur le fait que le silence face à l’oppression équivaut à de la « complicité ».

Quand il s’agit de l’Iran… où des gens ordinaires et sans armes qui réclament la liberté sont battus, torturés, emprisonnés et abattus dans les rues par leurs propres dirigeants, ce chœur moralisateur et idéaliste a quasiment disparu.

Les mêmes institutions et voix qui s’élevaient avec tant de véhémence pour condamner Israël au nom des droits des Palestiniens sont, lorsque des vies iraniennes courageuses sont en jeu, étrangement absentes. Ce double discours ne fait que révéler l’hypocrisie abyssale qui caractérise une grande partie du militantisme contemporain en faveur des droits humains.

Après des semaines de massacres dans les rues, le peuple iranien attend toujours cette promesse de « forces prêtes à l’emploi » que Trump ne cesse de répéter sans jamais la tenir. À ses yeux, une fois de plus, comme sous la présidence de Barack Hussein Obama, il doit sembler que ses morts n’aient aucune importance et ne suscitent pas la même indignation morale que d’autres conflits.

Trump va-t-il vraiment contrecarrer les efforts de ces personnes d’un courage inimaginable qui tentent de se débarrasser d’un despotisme brutal qui les attaque depuis 47 ans ?

Ce silence leur indique que les droits de l’homme défendus par l’establishment libéral et de gauche mondial ne sont absolument pas universels, mais conditionnels, appliqués de manière extrêmement sélective en fonction du fait d’être payé et transporté par des organisateurs professionnels, ainsi que sur la base de récits géopolitiques anti-américains et antisémites souvent fabriqués de toutes pièces.

Au lieu de cela, nous ne constatons rien. Quelques déclarations indignées sont publiées, soigneusement formulées pour en atténuer l’urgence. Aucune mobilisation n’a lieu, aucun sentiment que la situation en Iran représente une urgence vitale. Cette passivité contraste avec l’énergie artificielle déployée pour d’autres causes. Dès lors que l’indignation est sélective, elle cesse d’être morale ; elle n’est plus que de la démagogie politique.

Les femmes qui résistent sont harcelées, torturées, violées en détention, voire tuées. Lors des récents soulèvements, elles ont ouvertement défié le régime. Elles ont ôté leur voile et réclamé la liberté, osant rêver d’une vie sans peur. Aujourd’hui, nombreuses sont celles qui paient de leur vie leur courage, tandis que les prétendus « défenseurs des droits de l’homme », bruyants, intrépides et hypocrites, font tranquillement leurs courses au supermarché.

Ces manifestations ne concernent pas seulement l’Iran. Elles portent sur la question de savoir si les droits de l’homme sont véritablement universels ou s’il s’agit simplement de vaines paroles proférées par oisiveté.
Il est temps de s’exprimer clairement et fermement et de se solidariser avec le peuple iranien. Ces manifestations ne concernent pas seulement l’Iran. Elles portent sur la question de savoir si les droits humains sont véritablement universels ou de simples vaines paroles brandies par oisiveté. Soutenir les Iraniens dans leur lutte pour la liberté, c’est soutenir la liberté elle-même.

Majid Rafizadeh, docteur en sciences politiques et analyste diplômé de Harvard, est membre du comité de rédaction de la Harvard International Review. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la politique étrangère américaine.

JForum.fr avec gatestoneinstituteorg

Photo : Des Iraniens manifestent contre leur régime le 8 janvier 2026 à Téhéran, en Iran. (Photo : Anonyme/Getty Images)

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