Le rabbi de Kalov, par. Vaéra : l’homme est disctinct de l’animal

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« Je distinguerai, en cette occurrence, la province de Gochen où réside Mon peuple, en ce qu’il n’y paraîtra point d’animaux malfaisants afin que tu saches que Moi, l’Éternel, Je suis au milieu de cette province » (Chemoth 8,18).

Quiconque intègre l’idée qu’il est un Créateur qui a créé le monde et tout ce qu’il contient dans un certain but, les Mitsvoth de l’Éternel, loué soit-Il, ne se laisse pas entraîner par de mauvais désirs qui vont à l’encontre de la finalité de la Création.

Le croyant sait qu’il a été créé avec la faculté de l’intelligence, dans le but de dominer les désirs de son cœur. Le Ba’al Chem Tov, que son mérite nous protège, avait l’usage d’affirmer, au nom de rabbi Sa’adia Gaon, que son mérite nous protège, que le rôle central de l’homme dans ce monde consiste à briser ses mauvais traits de caractère et la nature mauvaise logés dans son cœur.

Certains s’imaginent que toute la magnifique Création s’est créée toute seule, par coïncidence et sans aucun but, et que l’homme n’est qu’un animal avancé qui s’est développé à partir du singe, etc. De cette façon, il justifie sa conduite immorale, à l’instar de l’animal. Un tel homme ne se retient même pas de se soumettre à son désir de meurtre, car d’après sa philosophie de vie, le meurtre d’un homme est semblable à celui d’un animal.

À notre époque, les propos de nos Sages à la fin du traité Sota (49b) sont applicables : à l’époque précédant la venue du Machia’h, le gouvernement deviendra hérétique, la réprimande sera inexistante et l’assemblée deviendra un lieu de luxure. Les hérétiques sont de plus en plus nombreux et occupent une place importante dans les gouvernements, ils interdisent la réprimande et brisent toutes les barrières de la décence de manière formelle.

De la même façon, nous constatons qu’à cette époque avancée du vingt et unième siècle, où l’hérésie augmente dans le monde, on a recensé plus de meurtres que dans tout le cumul des années précédentes. Les nazis, citoyens d’un pays très avancé, se sont conduits comme des bêtes sauvages avec une cruauté inouïe. Les oppresseurs hérétiques, comme Hitler et Staline, ont semé la destruction dans le monde, en assassinant des millions d’hommes par des moyens inhumains et inédits jusque-là.

On a constaté, à toutes les époques, que ceux qui ont nié l’existence du Créateur du monde, brisé toutes les règles du monde, se sont adonnés à tous les vices en public, ont accumulé les meurtres jusqu’à ce que Hachem les fasse quitter ce monde.

C’est particulièrement frappant chez les Égyptiens, qui reniaient totalement l’existence du Créateur, comme l’affirme Pharaon : « Je ne connais point Hachem. » Ils se sont ainsi permis de se soumettre à leurs désirs, sans prendre en compte les sept Mitsvoth des Bené Noa’h. C’est pourquoi l’Égypte est décrite comme la « nudité de la terre » : un lieu d’impudicité publique, de violences, de meurtres et d’infanticides.

Nous avons été mis en garde (Vayikra 18,3) : « Les pratiques du pays d’Égypte – ne les imitez pas » – n’agissez pas comme eux, ne fréquentez pas leurs arènes, où l’on observait avec plaisir le sang versé par l’homme affrontant l’animal.

Ainsi, avant la descente des Bené Israël en Égypte, Hachem fit précéder Yossef Hatsadik afin qu’il leur serve de guide pour préserver la Émouna et la sainteté même au cœur de l’impureté.

Mais après la disparition de Ya’akov Avinou et de Yossef Hatsadik, beaucoup perdirent cette vigilance, se mêlèrent aux nations et fréquentèrent théâtres et cirques, comme l’indique le Midrach.

Lorsque Moché Rabbénou annonça la délivrance, nombre d’entre eux refusèrent de partir, préférant l’esclavage à l’abandon de leurs désirs.

Hachem envoya alors les dix plaies afin de révéler Sa souveraineté, renforçant ainsi la Émouna d’Israël jusqu’à la délivrance.

La plaie des animaux malfaisants fut une mesure pour mesure : puisque les Égyptiens considéraient l’homme comme un animal, Hachem leur envoya des bêtes féroces.

En revanche, en terre de Gochen, où vivaient les Juifs fidèles à leur Émouna, aucun animal n’entra. Tous comprirent alors que l’homme est l’élite de la Création, et que le Créateur protège ceux qui reconnaissent Son autorité.

Ainsi s’éclairent les paroles de Hachem : la distinction entre Gochen et l’Égypte révéla la différence entre Israël et les nations, renforça la foi d’Israël et les prépara à recevoir la Tora.

Chabbath Chalom !

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