Israël brise le tabou du multilatéralisme
La décision de Gidon Sa’ar de couper tout lien avec plusieurs agences de l’ONU n’est pas un geste d’humeur: c’est un acte politique qui marque le retour assumé de la souveraineté.
Fatigué d’être l’un des rares États démocratiques jugés par des organismes devenus des tribunaux idéologiques, Israël cesse de jouer le rôle assigné de coupable permanent.
Les précédentes ruptures — du bureau pour les enfants en conflit armé à l’UNWOMEN — avaient préparé le terrain.
L’ajout de l’Alliance des civilisations, du Forum sur les migrations ou d’UN Energy confirme la logique : si les institutions internationales veulent exister, elles devront cesser de humilier les nations dont elles réclament la coopération.
L’essentiel est ailleurs : l’ordre multilatéral né en 1945 se fissure.
Après Washington, Jérusalem tourne la page. Le XXIᵉ siècle ne sera pas celui des bureaucraties mondiales mais du retour des États-nations, jaloux de leurs intérêts et de leur légitimité.
Le message israélien est clair : ce ne sont pas les nations qui doivent se soumettre aux institutions, mais les institutions qui doivent prouver qu’elles méritent les nations.

JForum.fr avec Meta (J. Vercors)
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