Le Hamas a trouvé des relais jusque chez Hachette
Le Hamas a trouvé des relais jusque chez Hachette Livré, notamment à travers des ouvrages de révision parascolaire destinés à des élèves de Terminale.
On peut y lire :
« En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1 200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région. »
Cette formulation constitue une réécriture scandaleuse du plus grand pogrom de Juifs depuis la Seconde Guerre mondiale.
Face à une telle falsification, Hachette Livre a présenté ses excuses et décidé de procéder au rappel des livres concernés.
Une décision salutaire mais insuffisante.
Ma réaction, mes propositions
Ce passage cumule les dérives les plus graves :
Le Hamas n’y est jamais qualifié d’organisation terroriste.
Le caractère antisémite des attaques est totalement passé sous silence.
Les victimes sont désignées comme des « colons juifs », alors qu’il s’agissait de civils massacrés sur le territoire souverain et reconnu de l’État d’Israël.
L’histoire est inversée, faisant des victimes les bourreaux, en mettant l’accent sur la crise humanitaire et le blocus économique, sans rappel ni contextualisation des crimes commis.
Ce n’est pas la première fois que des livres sont instrumentalisés pour déformer l’histoire, alors même qu’ils constituent l’un des outils les plus puissants de transmission du savoir et de formation des jeunes générations.
Falsifier les faits, déshumaniser les victimes et reprendre mot pour mot la rhétorique du Hamas, c’est alimenter les braises de l’antisémitisme et de la haine du Juif.
Cette affaire rappelle, une fois encore, la responsabilité majeure des maisons d’édition dans la relecture et la validation des contenus qu’elles publient. Laisser imprimer et diffuser dans toute la France un ouvrage de cette nature est une faute lourde de conséquences. On ne publie pas un manuel scolaire à la légère.
À l’heure actuelle, en France, il n’y a pas de validation ou de labellisation officielle centralisée des contenus historiques ou politiques avant publication. Le rôle du ministère est d’assurer que le contenu reste conforme aux programmes et aux lois mais cela n’est pas un contrôle de fond systématique.
C’est insuffisant.
Mes propositions
1️⃣ Mettre en place un comité indépendant de relecture dans chaque maison d’édition : toutes les maisons d’édition doivent se doter d’un comité indépendant de relecture des manuels scolaires. Les contrôles doivent être réalisés avant publication, et non a posteriori, une fois la polémique installée.
2️⃣ Créer un mécanisme officiel de signalement des contenus problématiques : un dispositif clair et accessible doit permettre aux enseignants, chercheurs, parents et élèves de signaler tout contenu douteux.
Ce mécanisme doit prévoir une réponse obligatoire et argumentée de l’éditeur, dans des délais définis.
3️⃣ Adopter une charte nationale des éditeurs scolaires : une charte nationale doit engager les éditeurs autour de principes communs : rigueur historique, véracité des faits et terminologie claire, afin de mettre chacun face à ses responsabilités.
L’éducation doit rester la mère des batailles dans la lutte contre l’antisémitisme.


Shannon Seban
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