La France a franchi en 2025 un cap symbolique : le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances. C’est une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1 % de moins que l’année précédente. Dans le même temps, 651.000 personnes sont décédées, ce qui représente une hausse de 1,5 % par rapport à l’année précédente. Le solde naturel français est donc négatif de moins 6.000 personnes. Une situation qui s’explique par deux facteurs : le recul des naissances et la hausse des décès. Cette tendance est-elle générale dans l’Union européenne ?
Une poignée de pays en solde positif
La réponse est oui. En 2024, la France affichait d’ailleurs encore un solde naturel positif (+ 17.300). Cette même année, cinq autres pays européens avaient également plus de naissances que de personnes mortes, selon les chiffres d’Eurostat disponibles. Il s’agit de Chypre, l’Irlande, le Luxembourg, Malte et la Suède. Le Danemark était de son côté à l’équilibre, alors que toutes les autres nations avaient un solde négatif. A noter qu’à l’échelle de l’Union européenne, ce solde est également négatif.
Les raisons ?
En France, la crainte de manquer de moyens financiers est ressortie comme l’un des principaux freins au désir d’enfant lors d’une récente consultation citoyenne, menée dans le cadre d’une mission parlementaire sur la baisse de la natalité. En parallèle de cette baisse des naissances, on observe une hausse des décès du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom.
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