Comme Ai la femelle chimpanzé, ces animaux géniaux ont bluffé les scientifiques

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Lundi, Ai, une femelle chimpanzé, est décédée à 49 ans. Cette primate, hébergée depuis la fin des années 1970 au Centre pour les origines évolutives du comportement humain de l’Université de Kyoto, au Japon, était devenue célèbre pour sa faculté à reconnaître plus de 100 caractères chinois, les lettres de l’alphabet latin, ainsi que les chiffres arabes de 0 à 9 et onze couleurs.

Kanzi, Alex, Snowball, Harvey, Chaser, Washoe, Koko, Rico ou encore Ronan… Comme Ai, beaucoup d’animaux ont été au cœur de nombreuses expériences des scientifiques et les ont impressionnés sur leur perception, leur apprentissage et leur mémoire (et plus encore). Voici une petite présentation de ces génies non humains :

Les « grands singes », les plus proches de l’humain

  • Kanzi, le bonobo qui avait terminé Minecraft

Un des primates les plus connus, décédé en mars dernier, était Kanzi, un bonobo, du centre de conservation et de recherche de l’Iowa, aux États-Unis.

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Il a bluffé les scientifiques toute sa vie en développant des capacités de communication et de compréhension exceptionnelles. Il pouvait utiliser des symboles pour s’exprimer et comprenait certains mots d’anglais parlé. Selon le Smithonian Magazine, le singe pouvait maîtriser environ 3.000 mots. Il a été capable de terminer le jeu vidéo Minecraft.

  • Washoe, le premier chimpanzé à utiliser la langue des signes

Washoe, née en 1965, est une femelle chimpanzé devenue le premier primate à apprendre le langage des signes. Elle est recueillie à l’âge de dix mois par un couple de psychiatres américains désireux d’étudier les modes de communication, puis est élevée comme une enfant. Elle est ensuite placée dans un laboratoire de recherche sur le comportement animal, pour tenter d’enseigner à cette jeune femelle le langage des signes américain (ASL).

Quatre ans plus tard, en 1970, Washoe connaît 132 signes. Washoe a aussi enseigné ce qu’elle avait appris à son fils adoptif Loulis. C’était aussi la première fois qu’un chimpanzé enseignait un langage humain à un autre chimpanzé, relatait Radio Canada en 2007. A la fin de sa vie, Washoe connaissait plus de 250 mots en langue des signes. Elle est morte à 42 ans.

  • Koko, la gorille « la plus célèbre »

Une autre primate a appris la langue des signes : c’est Koko, une gorille femelle née en 1971 au zoo de San Francisco. C’est la chercheuse Francine Patterson qui lui a enseigné la langue des signes américaine. Devenue une véritable célébrité internationale, elle a, tout au long de sa vie, était distinguée par sa profondeur émotionnelle et sa capacité à communiquer en langue des signes américaine, relate National Geographic, qui l’avait mis en une de son journal avec ce qu’il qualifie du « premier selfie de l’Histoire », en 1978.

Koko avait un vocabulaire de plus de 1.000 signes et pouvait comprendre 2.000 mots d’anglais parlé. Elle est décédée en 2019, à l’âge de 46 ans.

Les danseurs ou parleurs

  • Alex, le perroquet gris du Gabon qui le niveau d’un enfant

Alex, un perroquet gris du Gabon, sujet d’étude du docteur Irene Pepperberg, a impressionné la communauté scientifique et est entré dans l’Histoire pour sa capacité unique à imiter la parole humaine. Il avait le niveau d’un enfant de 5 ans. Il pouvait identifier 50 objets différents et faire des petites phrases avec 100 mots de vocabulaire en anglais. Alex avait également la capacité de reconnaître les chiffres jusqu’à 6 et d’additionner des séries d’objets pour atteindre ce chiffre. Il distinguait sept couleurs et cinq formes. Il est malheureusement mort jeune, 31 ans, – son espèce pouvant vivre jusqu’à 60 ans ou plus, avait indiqué Le Nouvel Obs en 2007.

Alex a été le premier oiseau à communiquer à ce niveau. Les travaux autour de lui ont permis de faire avancer la recherche sur les capacités des animaux à apprendre le langage humain.

  • Snowball, le cacatoès dansant, star d’Internet

Le célèbre cacatoès à huppe jaune Snowball est devenu célèbre sur YouTube après s’être trémoussé sur les Backstreet Boys. En s’intéressant à lui, les études de scientifiques ont révélé que c’était « la première fois qu’une autre espèce [que l’espère humaine] danse vraiment sur de la musique humaine, spontanément et sans entraînement, simplement sur la base de son propre développement et de ses interactions sociales avec les humains ». L’article scientifique à son propos décrit en détail pas moins de 14 de ses mouvements de danse.

  • Ronan, un lion de mer pas comme les autres

Il ne fait pas partie de la même espèce et pourtant, il a le même « sens du rythme ». Comme le notait Le Parisien en 2013, seuls les humains et les oiseaux avaient montré une capacité à battre le tempo d’une musique… jusqu’aux prouesses de Ronan. Ce lion de mer femelle, née à l’état sauvage en 2008, a été la première mammifère non humaine à être en mesure de bouger en adéquation avec le son. La femelle a prouvé qu’elle savait garder le rythme sur « Boogie wonderland » du groupe Earth Wind and Fire, qu’elle connaissait. Puis, sur « Everybody » des Backstreet Boys, qu’elle entendait pour la première fois.

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Pour Peter Cook, initiateur de l’étude de l’université de Santa Cruz, en Californie, ces résultats ont bousculé les théories existantes comme quoi les lions de mer auraient une flexibilité limitée dans les sons qu’ils génèrent. Ils n’étaient pas connus pour être capables de mimétisme vocal.

Les chiens, les « plus intelligents »

  • Chaser, « le chien le plus intelligent du monde »

Chaser, un border collie femelle, s’était fait connaître car elle pouvait reconnaître plus de 1.000 noms. Son maître, John Pilley, un psychiatre à la retraite, l’avait adoptée en 2004 et avait décidé d’utiliser une technique inédite pour lui apprendre à reconnaître des objets : lui montrer un objet, répéter son nom 40 fois, puis cacher l’objet et lui demander de le retrouver.

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Pour cet apprentissage, John Pilley a utilisé plus de 800 jouets en peluche, 116 balles, 26 frisbees et un assortiment d’objets en plastique. En tout, Chaser savait reconnaître 1.022 noms et pouvait même distinguer les noms communs des noms propres ou à faire des déductions. Elle est décédée en 2019, un an après son maître. Elle était surnommée par de nombreux médias américains « le chien le plus intelligent du monde ».

  • Harvey, le chien le plus brillant de Grande-Bretagne

Un autre border collie est considéré comme « le plus brillant », cette fois, de Grande-Bretagne. Il s’agit de Harvey, capable de reconnaître plus de 220 mots différents et qui rapporte tous ses jouets par leur nom. Il est si intelligent qu’il participe à deux études pour chiens surdoués à Budapest et Portsmouth visant à déterminer ce qui le rend « si spécial » et comment ses jeux pourraient servir à repérer d’autres animaux de son espèce.

  • Rico, le premier border collie au cœur des recherches scientifiques

Avant Chaser et Harvey, le premier border collie qui a impressionné les scientifiques, c’est Rico. Ce chien né en 1994 et élevé en Allemagne avait un vocabulaire de 200 mots, ce qui représentait, à l’époque, un « répertoire d’une étendue inédite pour un canidé », relatait Le Monde, en 2005. Une équipe de l’Institut Max-Planck d’anthropologie de l’évolution de Leipzig, s’est alors mise à étudier ses performances pour tenter d’en cerner les mécanismes.

D’après les chercheurs, « l’étendue de son vocabulaire était comparable à celle d’animaux entraînés à des tâches langagières comme les singes, les dauphins, les lions de mer et les perroquets ». Sa faculté a à apprendre rapidement de nouveaux mots a aussi impressionné l’équipe de scientifiques. Il avait un niveau « comparable aux performances d’un enfant de 3 ans ».

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