Iran : vers une attaque américaine imminente ?
Les mollahs auraient-ils franchi le Rubicon
Par Alain SAYADA
Rédacteur en Chef
Les menaces ne sont plus voilées.
Elles sont directes, explicites et assumées.
Après l’annonce par le régime iranien de l’exécution imminente de manifestants, le président américain Donald Trump a durci son discours à un niveau inédit. Ses déclarations publiques, suivies de confirmations en provenance de la Maison Blanche, laissent peu de place au doute : une option militaire contre le régime des mollahs est désormais sur la table.
La question n’est plus de savoir si Washington interviendra diplomatiquement.
La vraie question est désormais : quand et comment.
L’exécution de manifestants : la ligne rouge de trop
La pendaison annoncée de manifestants anti-régime marque un changement de nature dans la répression iranienne.
Il ne s’agit plus de maintien de l’ordre, ni même de répression violente, mais d’un recours assumé à la terreur judiciaire, destinée à briser toute contestation par la mort.
Aux yeux de Washington, cette escalade pourrait constituer la goutte qui fait déborder le vase.
Un Rubicon moral et politique que le régime de Téhéran aurait franchi, en pariant — une fois de plus — sur l’inaction occidentale.
Mais cette fois, le calcul pourrait s’avérer fatal.
Trump durcit le ton : une rupture stratégique assumée
Donald Trump a averti sans détour que toute poursuite de la violence contre les civils iraniens aurait des conséquences majeures.
Contrairement aux condamnations diplomatiques habituelles, le président américain a explicitement évoqué le recours à la force, rappelant que les États-Unis ne resteraient pas spectateurs d’un massacre.
La Maison Blanche a confirmé que des scénarios militaires ciblés sont à l’étude, tout en soulignant que la diplomatie reste officiellement privilégiée — une formulation désormais classique avant toute action coercitive majeure.
Dans les cercles stratégiques américains, un point fait consensus :
la chute du tabou de l’intouchabilité du régime iranien.
Cible politique ou changement de régime ?
Si une intervention devait avoir lieu, elle ne viserait pas une guerre classique, mais des frappes ciblées contre :
-
les centres de commandement,
-
les Gardiens de la révolution,
-
et potentiellement les cercles du pouvoir suprême, autour d’Ali Khamenei.
Un signal clair : ce n’est plus seulement la politique régionale de l’Iran qui est en cause, mais la légitimité même du régime.
Israël en état d’alerte maximale
Dans ce contexte, Israël se prépare au pire.
Les services de défense israéliens anticipent une possible riposte iranienne indirecte ou directe, notamment par :
-
des tirs de missiles balistiques,
-
l’activation du Hezbollah au Liban,
-
ou des attaques via des milices pro-iraniennes en Syrie et en Irak.
Le front intérieur israélien est placé en vigilance renforcée, avec une coordination étroite entre Tsahal, les États-Unis et les alliés régionaux.
Un haut responsable sécuritaire israélien résumait récemment la situation ainsi :
« Si l’Iran est frappé, Israël sera une cible. Nous nous y préparons. »
Une région au bord de l’embrasement
L’Iran menace ouvertement de représailles contre les forces américaines dans la région.
Les bases US, les voies maritimes stratégiques et les alliés de Washington sont désormais dans le viseur.
Mais cette fois, le rapport de force a changé.
La dissuasion verbale des mollahs pourrait ne plus suffire face à une administration américaine décidée à restaurer une ligne rouge crédible.
Conclusion : le moment de vérité
L’exécution annoncée de manifestants iraniens pourrait bien rester dans l’Histoire comme l’acte de trop.
Celui qui aura fait basculer la crise iranienne d’un soulèvement intérieur à une confrontation internationale majeure.
Si les États-Unis passent à l’action, ce ne sera pas seulement une réponse militaire.
Ce sera un message politique :
les régimes qui massacrent leur peuple ne peuvent plus compter éternellement sur le silence du monde.
Le compte à rebours semble enclenché.
Et au Moyen-Orient, chacun se prépare désormais à l’impact.
Alain Sayada
Israël Actualités
La source de cet article se trouve sur ce site

