Silence sur l’Iran : pres de 12 000 Morts Iran – acte d’accusation contre l’ONU et l’Union européenne

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Iran : acte d’accusation contre l’ONU et l’Union européenne

Douze mille morts !!!!


Capture d’écran 2026-01-14 064453Selon une enquête relayée par Iran International, au moins 12 000 manifestants auraient été tués par le régime islamique iranien depuis le début du soulèvement populaire. Ce chiffre — s’il se confirme — ne relève plus de la répression, mais du massacre organisé.

Face à cette réalité, l’ONU et l’Union européenne ne sont plus de simples spectateurs impuissants.
Par leur inaction, leur langage vidé de sens et leur refus d’agir, elles deviennent des acteurs passifs du crime.

L’ONU : une institution devenue structurellement complice

L’Organisation des Nations unies a été créée pour empêcher la répétition des crimes de masse du XXᵉ siècle.
Aujourd’hui, elle les observe, les documente, puis les classe.

Quand un régime pend, abat, torture et exécute par milliers, l’ONU répond par :

  • des « appels à la retenue »,

  • des « inquiétudes »,

  • des « missions d’évaluation ».

Autrement dit : rien.

Le Conseil des droits de l’homme — où siègent certains des pires bourreaux de la planète — s’est transformé en parodie morale, où les dictatures jugent leurs propres crimes et se blanchissent mutuellement sous couvert de multilatéralisme.

À Téhéran, on ne craint plus l’ONU.
On sait qu’elle parlera.
Et qu’elle n’agira pas.

Union EuropeenneUnion européenne : la morale quand elle ne coûte rien

L’Union européenne aime se définir comme une « puissance normative ».
Dans les faits, elle est devenue une puissance verbale.

Elle sanctionne avec une rigueur administrative les États faibles ou dépendants.
Mais face à un régime idéologique brutal, doté d’un appareil sécuritaire redoutable et d’un chantage régional permanent, Bruxelles se dérobe.

Aucune rupture diplomatique.
Aucune sanction dissuasive sérieuse.
Aucune reconnaissance officielle de crimes contre l’humanité.

À la place : des déclarations consensuelles, des débats techniques, et une peur panique de « l’escalade ».

Cette attitude porte un nom : la lâcheté institutionnelle.

ONG internationales : la neutralité comme abandon

Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans Frontières, la Croix-Rouge :
toutes prétendent incarner la conscience du monde.

Mais leur neutralité revendiquée, face à un régime qui tue massivement ses citoyens, n’est plus une vertu : c’est un abandon.

Ces organisations savent mobiliser l’indignation mondiale contre les démocraties — parce qu’elles répondent, parce qu’elles doutent, parce qu’elles se corrigent.
Mais contre l’Iran, les mots se font mous, prudents, dilués.

Pourquoi ?
Parce que dénoncer une dictature islamiste expose, coûte, met en danger.

La morale sans courage n’est pas de la morale.
C’est une posture.

Le précédent historique que l’on refuse de voir

Ce qui se joue en Iran rappelle les heures sombres que l’Occident prétend avoir juré de ne plus jamais tolérer :

  • l’URSS écrasant Budapest,

  • le silence face aux purges,

  • l’aveuglement avant le Rwanda,

  • l’inaction face à la Syrie.

À chaque fois, les institutions internationales ont expliqué qu’elles « ne savaient pas encore ».
Aujourd’hui, elles savent.

Et elles choisissent encore de ne rien faire.

Un choix qui engage l’Histoire

Si les 12 000 morts iraniens ne provoquent ni rupture diplomatique, ni sanctions massives, ni isolement international du régime, alors le système international fondé après 1945 est mort.

Mort moralement.
Mort politiquement.
Mort dans sa prétention à incarner une conscience universelle.

L’Occident devra alors admettre une vérité brutale :
ses valeurs ne sont plus universelles, mais conditionnelles.
Elles s’arrêtent là où commence le risque.

Conclusion : le silence est un verdict

Il n’y aura peut-être jamais de tribunal pour juger ce carnage.
Mais l’Histoire, elle, jugera.

Elle jugera ceux qui ont tué.
Et ceux qui ont regardé ailleurs.

Car le silence des institutions internationales n’est pas une absence de position.
C’est une prise de parti.

Toujours.
Et toujours du côté du bourreau.

 Signature éditoriale

Alain Sayada
Israël Actualités

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